4.2
(13 Avis)
1882
12
Zodiac est née auLocle en b, dans l’Arc jurassien suisse, la marque s’est construite sur une idée durable : fabriquer des montres robustes, lisibles et orientées usage, tout en assumant des signatures esthétiques très marquées selon les époques. Fondée par Ariste Calame, Zodiac traverse ensuite le XXe siècle au rythme des tendances (montres sport, plongée, design sixties, quartz), avant d’être reprise au début des années 2000 et relancée avec un positionnement “heritage” accessible. Aujourd’hui, Zodiac revendique une fabrication suisse et s’adresse surtout à celles et ceux qui veulent une montre avec du caractère, un vrai passé, et une identité visuelle qui ne dépend pas d’un logo ostentatoire.
Dans l’histoire moderne de la marque, la Sea Wolf est le pilier le plus connu, au point d’être devenue une carte de visite. Zodiac affirme avoir présenté la Sea Wolf en 1953 au salon de Bâle, en la positionnant comme l’une des premières montres de plongée “commerciales”. Cette date de 1953 est largement reprise, mais elle est aussi contestée par certains chercheurs. Des travaux récents soulignent un manque de publicités ou de documents clairement datés de 1953 et avancent plutôt une arrivée plus tardive, autour de 1958, dans le sillage de la vague “dive watch” de la fin des années 1950.
Cette ambiguïté ne retire pas l’essentiel : Zodiac s’installe très tôt sur le territoire de la montre de plongée grand public, avec une approche pragmatique de la lisibilité et de l’étanchéité, plutôt qu’une démonstration de prestige. La Sea Wolf a surtout imposé une silhouette simple, prête à l’usage, immédiatement compréhensible. C’est cette cohérence qui explique le retour en force de la ligne dans les collections contemporaines, où la marque joue sur la couleur, les finitions et les détails de cadran, tout en conservant un esprit “skin diver” reconnaissable.
Dans les gammes actuelles, la famille Sea Wolf sert de base à plusieurs lectures : de la plongeuse vintage inspirée des archives à des versions plus modernes, plus techniques ou plus typées “outil”. Le fil conducteur reste le même : une montre sportive qui se lit vite et se porte sans précaution particulière. Pour l’acheteur, la question centrale n’est donc pas seulement “1953 ou 1958 ?”, mais “quel niveau de modernité et quel style de cadran” correspondent le mieux à son quotidien.
Si Sea Wolf raconte la fonction, Olympos raconte la forme. Les sources horlogères décrivent un lancement initial en 1961, avec un boîtier singulier, souvent surnommé “manta ray” tant sa silhouette évoque une raie manta vue de dessus. Cette forme Olympos casse volontairement le réflexe du rond, sans tomber dans l’extravagance. Elle incarne un Zodiac plus “design”, très sixties, où la personnalité de boîtier devient le sujet principal.
Les Olympos vintage sont recherchées parce qu’elles concentrent l’esprit d’une époque : cadrans épurés ou plus fantaisistes, variations de couleurs, et une présence qui reste élégante malgré l’originalité. Certaines versions sont associées à des affichages dits “mystery dial”, où une partie de la lecture semble flotter, créant un effet visuel presque magique sans transformer la montre en objet fragile. L’intérêt de l’Olympos est de rester portable au quotidien tout en étant immédiatement différente.
Dans les relances modernes, la ligne Olympos sert souvent de passerelle : elle attire des amateurs qui veulent une montre habillée-casual, mais qui trouvent les classiques trop sages. Les finitions, les bracelets et les tailles peuvent évoluer selon les séries, mais l’idée reste d’offrir un “statement” discret : on remarque la forme avant de remarquer la marque. Une Olympos réussie est celle qui intrigue sans demander d’explication technique.
Dans le registre des montres “culture pop” des années 1960–1970, Zodiac a marqué les esprits avec des cadrans à effet, dont la famille Astrographic est l’un des exemples les plus cités. On y retrouve l’idée du “mystery dial” : une lecture qui semble se déplacer sans mécanisme apparent, en jouant sur des disques et des transparences. L’Astrographic n’est pas seulement une montre, c’est un petit tour de magie au poignet. Elle rappelle une période où l’horlogerie grand public osait l’illusion visuelle, au-delà des complications traditionnelles.
Ce type de montre est devenu très collectionnable pour deux raisons. D’abord parce qu’il raconte une époque précise, avec une esthétique futuriste et optimiste ; ensuite parce que les variantes sont nombreuses, et que les exemplaires en bel état (cadrans propres, disques lisibles, boîtiers non trop polis) sont de plus en plus difficiles à trouver. Sur ces pièces, la qualité “perçue” dépend autant du cadran que de la mécanique. Autrement dit, une Astrographic se juge d’abord avec les yeux, puis avec l’atelier.
Pour un acheteur contemporain, l’arbitrage est simple : chercher l’émotion vintage, ou viser une interprétation plus facile à vivre. Les annonces et catalogues d’occasion montrent des écarts importants de prix et d’état, ce qui renforce l’importance de la provenance. Dans la galaxie Astrographic, le meilleur achat est celui dont l’histoire est claire et l’affichage impeccable.
Au-delà de la plongée, Zodiac possède aussi une tradition de montres orientées voyage, dont les GMT estampillées “Aerospace” font partie de l’imaginaire. Les exemplaires vintage sont souvent rattachés aux années 1960, un moment où le voyage aérien commercial se démocratise et où la complication GMT devient un outil concret pour certains profils. L’Aerospace GMT incarne une utilité simple : lire un second fuseau sans transformer la montre en tableau de bord. Cette sobriété d’intention la rend encore pertinente aujourd’hui.
Dans les relectures modernes, la marque reprend généralement l’idée : une montre sportive lisible, avec une touche rétro, et une vocation de “compagnon” plutôt que d’objet statutaire. Le succès dépend surtout de l’équilibre du cadran : assez d’informations pour être utile, mais pas au point d’écraser la lecture de l’heure. Une GMT réussie chez Zodiac est celle que l’on comprend en une seconde, même en mouvement.
Pour l’acheteur, l’enjeu pratique est aussi celui de la maintenance : vintage et GMT peuvent être un duo exigeant si l’historique est flou. À l’inverse, une version contemporaine simplifie l’accès (garantie, pièces, service), mais offre une émotion différente. Il faut donc choisir entre la poésie d’époque et la tranquillité d’usage, sans se raconter d’histoire.
Avant l’âge d’or des plongeuses, Zodiac est souvent citée pour des montres qui annoncent une culture “sport” précoce, avec des récits autour du nom Autographic. Selon certaines synthèses, une Autographic apparaît dès 1930 comme une montre auto-rotative orientée robustesse, tandis que la marque elle-même met plutôt en avant une présentation au salon de Bâle en 1949, avec une réserve de marche visible. Cette chronologie est donc à lire avec prudence, car les dates et les définitions varient selon les sources. Ce qui compte, en revanche, est l’intention : rendre le fonctionnement lisible et utile au porteur.
Ce thème est cohérent avec l’ADN Zodiac : même quand la marque n’est pas dans la haute complication, elle cherche des idées “parlantes”, immédiatement concrètes. Afficher une réserve de marche, améliorer la résistance, simplifier la lecture : ce sont des innovations de confort, pas des prouesses destinées à impressionner un jury. Zodiac construit sa légitimité par la fonctionnalité visible, pas par la virtuosité cachée. C’est aussi ce qui rend ses archives intéressantes : elles racontent une horlogerie tournée vers l’usage, avant que ce discours ne devienne marketing.
Dans le marché actuel, les pièces Autographic (selon versions et décennies) peuvent attirer des profils différents : les amateurs de “premières” historiques, et ceux qui aiment l’idée d’un sport-chic ancien, plus discret qu’une plongeuse. L’essentiel est de rester factuel sur la documentation disponible, surtout quand les appellations se croisent d’une époque à l’autre. Sur ces références, la valeur émotionnelle monte très vite, mais la valeur documentaire doit guider l’achat.
Le tournant contemporain le plus clair est l’acquisition de Zodiac par le groupe Fossil en 2001. Cette reprise vise à donner à Fossil une présence plus “Swiss made” et à relancer Zodiac avec une esthétique rétro-moderne inspirée de ses décennies fortes (années 1950 à 1970). Le paradoxe Zodiac est là : une marque au récit suisse, pilotée par un groupe américain, mais qui continue de revendiquer une production en Suisse. Pour l’acheteur, ce mélange n’est pas un problème en soi ; il impose simplement de juger la montre sur son exécution, sa cohérence et son service.
Dans cette logique de relance, la Sea Wolf redevient la locomotive, mais elle n’est pas seule. Zodiac remet en avant des montres de forme, des cadrans à effet, et des séries qui capitalisent sur la couleur et les détails. La marque ne cherche pas à jouer le terrain de la “manufacture” au sens noble ; elle cherche plutôt à faire des montres au design fort, avec des mouvements suisses éprouvés et une identité accessible. Le vrai positionnement est celui d’une montre plaisir, sérieuse dans l’usage, mais libre dans le style.
Un autre élément marquant de l’ère moderne est la fréquence des éditions limitées et des collaborations, qui servent à injecter de la nouveauté sans trahir les lignes historiques. Le risque de ce modèle est la dispersion ; l’avantage est l’énergie créative, qui attire un public plus jeune et plus curieux. Zodiac fonctionne alors comme une marque d’archives vivantes : on revisite, on colore, on réinterprète. Si l’on aime la stabilité absolue d’une collection figée, ce n’est pas l’approche la plus rassurante ; si l’on aime les montres “fun” mais crédibles, c’est un terrain fertile.
Depuis quelques années, Zodiac est souvent citée parmi les marques qui ont compris une chose : une montre outil peut être joyeuse. La marque multiplie les associations chromatiques audacieuses (lunettes, index, aiguilles), tout en gardant la lisibilité et les proportions d’une vraie plongeuse. La couleur devient une signature, pas un simple choix de catalogue. Ce positionnement la distingue dans un segment où beaucoup de concurrentes restent “safe” par peur de diviser.
Les collaborations renforcent cette identité. Certaines éditions limitées s’appuient sur des partenaires culturels ou lifestyle et jouent un registre pop (motifs, villes, clins d’œil), tout en conservant une base technique sérieuse pour rester cohérentes avec l’image “Sea Wolf”. Le message implicite est simple : on peut collectionner une montre de plongée pour le plaisir visuel, pas seulement pour la performance. C’est aussi une façon de rendre la marque plus conversationnelle, et donc plus désirée au-delà du cercle des puristes.
Pour l’acheteur, cette dynamique crée un choix plus vaste, mais aussi une question pratique : veut-on une Zodiac intemporelle, ou une Zodiac “moment” liée à une palette ou à une collab précise ? Les deux approches se défendent. L’important est de rester cohérent avec son usage : une montre très colorée peut devenir votre signature quotidienne, ou au contraire une pièce de rotation, selon votre style. Le bon choix est celui qui vous donne envie de la porter souvent, pas celui qui coche une case théorique.
Zodiac parle à celles et ceux qui veulent une montre avec un vrai passé, mais sans rigidité : de la plongée patrimoniale à la montre de forme, du cadran illusion à la GMT utilitaire, la marque a toujours alterné usage et audace. Pour bien choisir, il faut surtout décider si l’on cherche une émotion vintage, une relance moderne “easy to live”, ou une édition colorée plus expressive, puis vérifier la cohérence de taille, de lisibilité et de service. Quand certaines dates historiques sont discutées, la meilleure posture est d’assumer la nuance et d’acheter pour l’objet réel, pas pour une légende simplifiée. Pour vous faire une idée concrète au-delà des fiches produit, consultez les avis clients Dialicious.
(Mise à jour Janvier 2026)
4.2
13 Avis
4.2
Émotion
4.5
Design
4.0
Précision
4.4
Confort
3.8
Robustesse
4.4
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
Voir moins d'adjectifs
Le profil de Zodiac est basé sur 13 avis de propriétaires
L’ordre des partenaires est aléatoire et ne présume pas des stocks disponibles ou des prix de ventes des montres. Dialicious et Achille SAS ne sont aucunement responsables des prestations de ces partenaires mais peuvent potentiellement être rémunérés par ces derniers pour être affichés sur cette page.
Avec 13 avis authentiques et une note moyenne de 4.21/5, Dialicious valorise l’expérience des clients qui ont franchi le pas pour une montre Zodiac. Chaque avis est une source d’inspiration pour comprendre ce qui rend Zodiac unique aux yeux de ses possesseurs. Certains la décrivent comme originale, d'autres comme attractive ou historique et chacun a des raisons personnelles d’aimer sa Zodiac pour son design, son confort ou encore son rapport qualité-prix.
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Zenith
4.4
66 Avis
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Hamilton
4.2
64 Avis
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Tissot
4.1
109 Avis
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Grand Seiko
4.5
65 Avis
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Sinn
4.3
31 Avis
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TAG Heuer
4.3
55 Avis
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G-SHOCK
4.5
51 Avis
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Jaeger-LeCoultre
4.3
41 Avis
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Seiko
4.2
300 Avis
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Serica
4.6
66 Avis
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Citizen
4.3
106 Avis
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Lip
4.0
85 Avis
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Tudor
4.5
183 Avis
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Nomos Glashütte
4.4
32 Avis
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Orient
4.1
44 Avis
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ZRC
4.4
35 Avis
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Yema
4.2
118 Avis
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Oris
4.2
59 Avis
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Baltic
4.1
56 Avis
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Longines
4.3
91 Avis
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Swatch
3.7
59 Avis
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Raketa
4.3
40 Avis
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Cartier
4.2
48 Avis
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Rolex
4.5
267 Avis
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Casio
4.2
40 Avis
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Charlie Paris
4.3
35 Avis
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Omega
4.4
295 Avis
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Bell & Ross
4.1
34 Avis
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Breitling
4.4
61 Avis
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Mido
4.4
31 Avis
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