4.7
213
Publié le 4/11/2026 - Mis à jour le 4/11/2026
Aujourd’hui, je prends la plume pour vous parler d’une pièce assez extraordinaire: la Parmigiani Fleurier Ionica Hebdomadaire ! Ceux qui me connaissent bien savent le lien particulier qui m’unit à la prestigieuse maison fleurisanne. Un relation qui est née de l’ancien partenariat avec Bugatti (étant car spotter à mes heures) mais également via ForumAMontres où un ancien modérateur (@eh0601 sur Instagram, pour ne pas le nommer, qui aujourd’hui dispose d’une collection de voitures impressionnante qu’il partage sur les réseaux) était venu nous présenter une sublime Tonda Hémisphères MK1 en or rose et à cadran chocolat qu’on croquerait presque et que je convoite pour un jour peut-être, étant donné son aspect assez extraordinaire, sa grande chaleur et le côté sentimental de la pièce qui me rappelle mes tout débuts dans le monde de la collection ! Et je m’étais dit à l’époque… Déjà qu’ils arrivent à se mettre Bugatti dans la poche, s’ils sortent en plus ce genre d’objets au look si singulier… Parmigiani est donc pour moi ce savant mélange d’exotisme, parfois d’avant-gardisme (avec la ligne Bugatti qui était composée de sortes de MB&F avant MB&F), d’innovation horlogère (la marque a beaucoup de premières mondiales à son actif, le second fuseau horaire indépendant, la première montre-bracelet à aiguilles pantographe, la première montre au boîtier intégralement en Ultra-Cermet présentée l’année dernière et j’en oublie…) et de grande rareté (sa production horlogère est d’à peine 2000 pièces/an, et des dires de certains de mes amis qui travaillent dans différents corners horlogers du Bon Marché, Parmigiani est une marque qu’ils voient très peu pour ne pas dire jamais au poignet de leurs clients). La Ionica Hebdomadaire qui nous intéresse aujourd’hui est une pièce des tout débuts de la marque, quand celle-ci venait de se lancer et travaillait de façon encore plus artisanale qu’aujourd’hui (alors que la production a toujours été très limitée). Elle venait alors de créer son premier mouvement manufacture à la fiche technique impressionnante: le PF110. Et jugez plutôt: on parle d’un mouvement en maillechort à 8 jours de réserve de marche, où la moindre vis est polie noir, avec un joli perlage et surtout la bagatelle de 8 angles rentrants faits main, le tout avec une esthétique des ponts rappelant des petits nuages. Ce mouvement fut donc inauguré dans la Ionica Hebdomadaire qui a été la première pièce de série de la marque. Cette Ionica est une pièce réellement impressionnante et assez rare… Pour cause, avant mon achat à Noël 2024, je n’en n’avais jamais vue une alors que je collectionne depuis 2011 environ. Elle a existé dans 4 métaux différents (or jaune, or rose, or gris et platine) avec plusieurs coloris de cadran (argenté, noir ou même nacre que j’aimerais beaucoup observer un jour). Son boîtier a une taille raisonnable d’approximativement 46*34mm. Néanmoins, contrairement aux autres créations de Parmigiani, il n’est pas aussi incurvé, les cornes signatures en forme de goutte d’eau n’ayant été créées que juste après sur la Kalpa (qui a succédé à la Ionica) pour améliorer l’ergonomie (et je trouve d’ailleurs dommage que les dimensions idéales de la Ionica n’aient pas été conservées sur la Kalpa XL Hebdomadaire qui est bien plus grande avec 53mm de long, même si son côté très incurvé la laisse malgré tout très portable). On est donc sur des anses très courtes et recourbées en leurs extrémités. Mais là où la Ionica impressionne, c’est au niveau du double moletage main de sa lunette qui donne un effet à étages quand on la regarde de profil. Cette lunette donne une réelle opulence à la pièce, on sent qu’on est sur quelque chose de très luxueux avec un côté très Art Déco, ce dont témoigne aussi le poids de la montre qui trahit l’usage de métaux précieux. Je n’ai pas son poids exact mais on sent toute la qualité de la pièce dès sa prise en mains vu qu’elle est assez lourde. Le cadran n’est pas en reste avec une tapisserie « Grains d’Orge », là encore faite à la main. L’indicateur de réserve de marche comme le cartouche sont brossés. Les chiffres Breguet sont polis. L’ensemble joue magnifiquement avec la lumière sur les versions à cadran argenté comme la mienne, procurant de très beaux reflets. Les aiguilles javelot sont très originales et sont elles aussi polies. La boucle ardillon en or, fait rare qui prouve tout le souci du détail habitant la marque fleurisanne, reprend le motif guilloché de la lunette, ce qui mérite d’être souligné et salué ! La couronne, un peu petite il est vrai, est néanmoins ornée d’un saphir véritable, prouvant que Parmigiani n’a fait aucune concession en matière de qualité ressentie dans les moindres détails ! Le remontage a un joli cliquetis et est efficace pour une pièce à longue réserve de marche comme celle-ci. On arrive donc rapidement à la butée, ce qui me fait dire que la marque a véritablement pensé à tout pour la rendre assez facile à vivre, bien qu’on soit sur une dress watch et non sur une sportive. L’ensemble a donc un style assez unique, à la fois suranné mais aussi très sophistiqué, ne ressemblant à rien d’existant sur le marché, ce qui est une constante chez Parmigiani. Concernant mon exemplaire, il est de 2004 et est en or jaune. Comme mentionné ci-avant, je l’ai achetée à l’aveugle sans jamais en voir passée une au poignet. Un des mes contacts ayant travaillé chez Parmigiani m’avertissait d’une moins bonne ergonomie que sur la Kalpa (que je possède aussi). J’avais donc un peu peur et ne savais pas trop à quoi m’attendre en vrai en termes de confort au porté. Car j’avais vu une photo d’un exemplaire prise de loin dans sa boîte qui laissait supposer un aspect imposant, ce qui m’aurait un peu gêné vu que le boîtier est très droit. Cependant, quand la pièce me fut révélée, tous mes doutes furent dissipés et ce fut un réel coup de foudre ! La Ionica est même pour moi l’une des plus belles dress watches que j’ai jamais vues. Elle est un savant mélange d’opulence de par l’excellence de ses finitions et d’exotisme en raison de son look assez à part. A sa sortie et selon l’excellent @collectible_watches , en démarrant à 28K CHF à sa sortie pour la version en or jaune (et donc plus pour les versions en platine), on était à la fin des années 90 sur l’une des pièces les plus chères du marché. Elle devait coûter 2.5 fois le prix d’une Calatrava 3919. Et aujourd’hui, si elle devait ressortir, au vu du positionnement prix des nouvelles Toric et connaissant l’excellence des finitions de la Ionica… Elle serait sans doute vers les 60 à 70K… Mon exemplaire a aussi une provenance prestigieuse puisqu’il vient de la collection d’Alfredo Paramico (son nom est inscrit sur le revers de mon strap olive en veau Safiano), ce qui me fait dire que l’un des plus grands collectionneurs de la planète l’ayant possédée, il l’a donc en quelque sorte adoubée ! J’ajouterais que je suis très fier d’avoir réuni un aussi beau duo que la Ionica Hebdomadaire et la fameuse et rarissime Patek 2479R Clous de Paris de mon arrière-grand-père tant ces deux montres parlent le même langage stylistique… On est sur deux pièces ultra-artisanales, aux boîtiers Art Déco guillochés et très travaillés, avec un vrai coup de crayon et deux mouvements adaptés à la boîte offrant des finitions de tout premier ordre (le 9-90 pour la Patek, le PF110 pour la PF), l’exclusivité de ces deux pièces étant un très gros plus. Pour posséder également une Kalpa Grande, je dois dire que cela me donne un très bel éventail en termes de montres de forme et me permet de profiter autant des charmes de la mère (la Ionica) que de ceux de sa fille (la Kalpa), un plaisir de fin gourmet. Cette Ionica constitue pour conclure une offre de rêve: un bel exemplaire peut être à vous pour un peu moins de 15K€, ce qui est selon moi à ne surtout pas négliger dans une période où les marques augmentent leurs prix démesurément, tant elle taille des croupières à bien des Patek contemporaines à deux ou trois aiguilles. Quelle marque fournit aujourd’hui autant de finitions main, d’exotisme et surtout 8 angles rentrants pour moins de 15K ?! Pas beaucoup de mon point de vue. La Ionica offre ainsi à son porteur la possibilité de posséder une pièce avec un contenu horloger assez stratosphérique pour le prix auquel elle se trouve à l’achat (attention néanmoins, le SAV Parmigiani est assez cher, ayant fait un service complet sur ma pièce dont l’amplitude un peu faible trahissait sans doute le poids des années). Mariée à une bonne dose d’exclusivité, elle est donc une de ces montres qui permettent de se distinguer en lisant l’heure sur un objet aussi singulier que luxueux.
DS possède cette montre depuis 1 à 3 ans
4.7
5.0
Émotion
5.0
Design
5.0
Précision
4.0
Confort
4.0
Robustesse
5.0
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
Finitions assez impressionnantes
Rapport qualité/prix à l’achat
Exclusivité/exotisme
Coût des services assez élevé
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