4.3
(29 Avis)
1868
19
IWC Schaffhausen, fondée en 1868 par l’horloger et ingénieur américain Florentine Ariosto Jones, occupe une place singulière dans l’histoire de l’horlogerie suisse. Installée à Schaffhausen, loin des centres traditionnels de Suisse romande, l’International Watch Company naît de l’ambition d’associer les méthodes industrielles américaines les plus modernes à la précision et au savoir-faire des horlogers suisses. Cette culture de l’ingénierie reste au cœur de la marque plus d’un siècle et demi plus tard.
IWC est particulièrement connue pour ses montres d’aviateur, ses chronographes, ses calendriers ingénieux et ses montres sportives à forte personnalité, mais son catalogue couvre également la haute horlogerie traditionnelle. Portugieser, Pilot’s Watches, Ingenieur, Portofino et Aquatimer forment aujourd’hui un ensemble très diversifié, relié par une même recherche de fonctionnalité, de lisibilité et de robustesse.
L’histoire d’IWC commence avec une idée étonnamment moderne. Florentine Ariosto Jones, jeune horloger américain ayant travaillé pour E. Howard Watch and Clock Company à Boston, souhaite produire des mouvements de haute qualité destinés notamment au marché américain en combinant l’efficacité industrielle américaine et la main-d’œuvre horlogère suisse. Dans les années 1860, les manufactures suisses restent encore très largement organisées autour d’ateliers dispersés. Jones envisage au contraire une production davantage centralisée, utilisant des machines permettant d’améliorer la régularité et l’interchangeabilité des composants.
Son projet rencontre d’abord beaucoup de scepticisme dans les régions horlogères traditionnelles de Suisse occidentale. Jones trouve finalement à Schaffhausen des conditions particulièrement favorables : une ville industrielle, une main-d’œuvre disponible et surtout l’énergie hydraulique du Rhin pour alimenter les machines. L’International Watch Company est créée en 1868. Cette implantation donne immédiatement à la maison une identité géographique et industrielle différente des manufactures de Genève ou de la vallée de Joux. Schaffhausen deviendra indissociable du nom IWC.
Les premiers mouvements développés sous la direction du fondateur sont aujourd’hui connus comme les calibres Jones. Ils mettent déjà en évidence l’ambition de produire des mouvements de qualité selon une organisation relativement moderne. Jones quitte toutefois l’entreprise quelques années plus tard, après des difficultés financières. IWC passe alors sous contrôle de familles industrielles de Schaffhausen, notamment les Rauschenbach puis les Homberger. L’entreprise reste profondément implantée dans la ville et continue à développer une horlogerie où la conception rationnelle et la capacité industrielle occupent une place essentielle.
À la fin du XIXe siècle, IWC s’intéresse également aux formes nouvelles d’affichage. Les montres de poche Pallweber introduites dans les années 1880 utilisent des disques pour afficher numériquement les heures et les minutes. Cette solution, très inhabituelle pour son époque, illustre une caractéristique que l’on retrouvera souvent chez IWC : la volonté d’innover non seulement par la complication, mais aussi par la manière la plus logique et lisible de présenter une information. La maison n’a jamais été uniquement tournée vers la décoration traditionnelle.
Durant la première moitié du XXe siècle, plusieurs modèles appelés à devenir fondamentaux apparaissent. En 1936, IWC produit sa première Montre Spéciale pour Aviateur. Quelques années plus tard, des importateurs portugais demandent une montre-bracelet offrant la précision d’une montre de poche. IWC utilise alors de grands calibres de poche dans des boîtiers de montre-bracelet, donnant naissance à ce qui deviendra la famille Portugieser. Ces deux créations montrent déjà les deux grands pôles de l’identité IWC : l’instrument professionnel et la grande montre mécanique élégante.
En 1944, Albert Pellaton devient directeur technique de la manufacture. Son influence est considérable. Il développe notamment le calibre 89, réputé pour sa robustesse, puis un système de remontage automatique bidirectionnel qui prendra son nom. Le système Pellaton permet d’utiliser les mouvements du rotor dans les deux directions pour armer efficacement le ressort moteur. Dans ses versions contemporaines, IWC utilise des composants en céramique dans les zones fortement sollicitées afin de réduire l’usure. Cette invention historique reste ainsi une technologie vivante dans plusieurs calibres manufacture actuels.
IWC appartient aujourd’hui au groupe Richemont, mais conserve son siège et une grande partie de sa production à Schaffhausen. En 2018, la maison inaugure un centre de manufacture réunissant notamment production de boîtiers, fabrication de composants de mouvements et assemblage. Cette organisation contemporaine prolonge finalement l’intuition initiale de Florentine Ariosto Jones : regrouper ingénierie, fabrication et savoir-faire horloger dans une infrastructure moderne. Plus de cent cinquante ans après la fondation, le projet industriel d’origine reste étonnamment cohérent avec l’identité actuelle de la marque.
Les Montres d’Aviateur constituent aujourd’hui l’univers le plus immédiatement identifiable d’IWC. La première Montre Spéciale pour Aviateur apparaît en 1936 à l’initiative des fils d’Ernst Jakob Homberger, alors propriétaire de la maison et eux-mêmes passionnés d’aviation. Elle reçoit notamment un mouvement antimagnétique et doit fonctionner malgré les importantes variations de température rencontrées dans les cockpits non pressurisés de l’époque. Dès l’origine, la montre d’aviateur IWC est donc conçue comme un instrument plutôt que comme une évocation esthétique de l’aviation.
En 1940, IWC produit une grande montre d’observation répondant aux spécifications militaires de l’époque. Son diamètre atteint 55 millimètres et sa couronne surdimensionnée peut être manipulée avec des gants. La lisibilité du cadran est absolue : chiffres arabes importants, contraste maximal et aiguilles lumineuses. Cette montre historique inspirera plusieurs décennies plus tard la IWC Big Pilot’s Watch, devenue l’un des modèles les plus célèbres de la manufacture malgré ses dimensions volontairement imposantes.
Une autre référence essentielle apparaît après la Seconde Guerre mondiale. Développée en 1948 pour la Royal Air Force britannique, la IWC Mark 11 est destinée aux pilotes et navigateurs. Son mouvement est protégé contre les champs magnétiques par une cage interne en fer doux et son cadran privilégie une lisibilité instantanée. La montre devient la base d’une longue lignée de modèles Mark, dont l’esprit repose sur une montre d’aviateur plus compacte, polyvalente et discrète que la grande montre d’observation.
La IWC Pilot’s Watch Mark XX actuelle conserve cet héritage dans une montre pensée pour un usage quotidien. Le design demeure extrêmement fonctionnel, mais les dimensions, les bracelets interchangeables, l’étanchéité et les mouvements modernes lui permettent de sortir largement de l’univers aéronautique. La famille Mark représente ainsi l’une des formes les plus accessibles et polyvalentes de l’identité IWC, adaptée à un propriétaire qui recherche davantage la simplicité que la présence spectaculaire d’une Grande Montre d’Aviateur.
La IWC Big Pilot’s Watch moderne est relancée en 2002. Son boîtier de 46,2 millimètres, sa grande couronne conique, son affichage de réserve de marche et son cadran fortement contrasté deviennent immédiatement reconnaissables. La collection actuelle comprend également des diamètres autour de 43 millimètres, rendant le concept plus portable. Les calibres de la famille 52000 proposent selon les références jusqu’à sept jours de réserve de marche grâce à deux barillets et au remontage automatique Pellaton. Cette association entre architecture historique et mécanique moderne fait de IWC Big Pilot’s Watch davantage qu’une simple réédition militaire.
Le chronographe constitue un autre pilier de cette famille. IWC Pilot’s Watch Chronograph est devenue l’une des montres les plus représentatives de la manufacture depuis les années 1990. IWC développe aussi en 1992 une rattrapante automatique permettant de mesurer des temps intermédiaires. Cette compétence se poursuit aujourd’hui avec les familles de calibres chronographes 69000 et 89000. Dans les versions récentes, IWC Pilot’s Watch Chronograph associe le dessin d’un instrument de cockpit à une complication réellement utilisable au quotidien.
IWC a également beaucoup utilisé les Montres d’Aviateur pour expérimenter de nouveaux matériaux. En 1994, la IWC Pilot’s Watch Chronograph Ceramic référence 3705 utilise un boîtier en oxyde de zirconium noir et devient une pièce très recherchée par les collectionneurs. Les collections contemporaines TOP GUN emploient différentes céramiques colorées, du titane ou le Ceratanium, matériau développé par IWC qui associe certaines propriétés mécaniques du titane à une surface présentant les caractéristiques d’une céramique. Cette recherche permet d’associer le langage historique de la montre d’aviateur à une vraie innovation sur les matériaux.
La Portugieser est née d’une demande inhabituelle. À la fin des années 1930, deux négociants portugais souhaitent commander à IWC des montres-bracelets offrant la précision des chronomètres de marine et des montres de poche. La solution consiste à installer de grands mouvements de poche dans des boîtiers de montre-bracelet. À une époque où la mode privilégie des diamètres beaucoup plus petits, ces montres sont exceptionnellement grandes. Cette origine explique les proportions généreuses et le cadran très ouvert qui caractérisent toujours la collection Portugieser.
Le dessin repose sur quelques éléments devenus immédiatement reconnaissables : grande ouverture de cadran, chiffres arabes appliqués, minuterie de type chemin de fer et fines aiguilles feuille. Malgré sa taille, l’ensemble reste élégant et relativement minimaliste. La collection moderne accueille aussi bien des modèles simples que des chronographes et de grandes complications. IWC Portugieser Automatic incarne l’approche classique de la gamme, tandis que IWC Portugieser Chronograph est devenue l’une des références commerciales majeures de la maison.
IWC Portugieser Chronograph constitue un cas intéressant d’équilibre entre sport et élégance. Ses deux compteurs verticaux, son absence de lunette technique et ses proportions relativement épurées permettent de porter le chronographe avec une tenue habillée sans perdre sa fonction instrumentale. Les générations contemporaines utilisent notamment des mouvements manufacture de la famille 69000, visibles à travers le fond selon les références. La montre résume la manière dont IWC traite une complication fonctionnelle sans transformer nécessairement le garde-temps en objet sportif.
L’une des contributions majeures d’IWC à la haute horlogerie contemporaine est liée au calendrier perpétuel de Kurt Klaus. Durant les années 1980, l’horloger développe un système permettant de commander les principales indications calendaires de manière synchronisée depuis la couronne. Présenté initialement dans la famille Da Vinci, le mécanisme combine date, jour, mois, année et phase de lune tout en tenant automatiquement compte des années bissextiles. Son architecture met en avant une complication sophistiquée conçue pour rester relativement intuitive à régler, philosophie profondément caractéristique d’IWC.
Le calendrier perpétuel devient par la suite une signature de la Portugieser. IWC Portugieser Perpetual Calendar combine généralement de grands compteurs calendaires, une phase de lune et un mouvement automatique doté d’une importante réserve de marche. Plutôt que de rechercher uniquement la finesse extrême, IWC privilégie la lisibilité et l’usage. Les cadrans conservent une hiérarchie claire malgré la quantité d’informations affichées. Cette approche fait du calendrier perpétuel une complication de propriétaire autant qu’une démonstration technique.
En 2024, IWC Portugieser Eternal Calendar repousse cette logique avec le premier calendrier séculaire de la maison. Un calendrier perpétuel traditionnel considère toutes les années divisibles par quatre comme bissextiles. Le calendrier grégorien ajoute cependant une exception pour certaines années séculaires, notamment 2100, 2200 et 2300. La mécanique de l’Eternal Calendar prend automatiquement en compte cette règle grâce à un engrenage programmé sur quatre cents ans. Elle ne nécessitera donc pas la correction manuelle normalement imposée aux calendriers perpétuels lors de ces années particulières.
IWC Portugieser Eternal Calendar pousse également très loin la précision de l’affichage lunaire. Le système développé par IWC est calculé pour présenter un écart théorique d’un seul jour après environ quarante-cinq millions d’années. La portée pratique de cette précision est évidemment symbolique, mais l’exercice démontre une culture d’ingénierie typiquement IWC : résoudre mécaniquement un problème dont la durée dépasse largement celle de son utilisateur. La montre illustre une forme de haute horlogerie où la performance intellectuelle reste aussi importante que la décoration.
L’Ingenieur apparaît en 1955 sous l’impulsion d’Albert Pellaton. Elle est conçue pour les ingénieurs, techniciens et professionnels travaillant dans des environnements où les champs magnétiques peuvent perturber une montre mécanique. Une cage interne en fer doux protège le mouvement. Cette approche correspond parfaitement à la culture de la maison : la IWC Ingenieur naît d’un problème technique réel avant de devenir une identité esthétique. Son histoire connaîtra toutefois un changement décisif vingt ans plus tard.
En 1976, Gérald Genta redessine radicalement la famille avec la IWC Ingenieur SL référence 1832. Boîtier en acier, bracelet intégré, lunette possédant cinq éléments visibles et silhouette sportive donnent naissance à une montre très différente de l’Ingenieur des années 1950. Le modèle rencontre peu de succès commercial à l’époque et seulement quelques centaines d’exemplaires sont produits. Il devient néanmoins beaucoup plus tard l’une des créations historiques les plus recherchées d’IWC et un exemple majeur du design sportif intégré des années 1970.
La collection est profondément renouvelée en 2023 avec la IWC Ingenieur Automatic 40, qui reprend les grands principes du dessin de Genta en les adaptant aux exigences contemporaines de confort, de finition et d’ergonomie. Le bracelet intégré, la lunette et la structure du cadran rappellent la référence historique sans chercher à en faire une reproduction exacte. En 2026, IWC célèbre les cinquante ans de l’Ingenieur SL avec de nouvelles éditions anniversaires. Cette renaissance fait de l’Ingenieur le principal territoire sport-chic contemporain de la manufacture.
La IWC Portofino adopte une philosophie presque opposée. Lancée dans les années 1980 et inspirée par l’élégance décontractée de la côte ligure italienne, elle privilégie des boîtiers ronds très simples, des cadrans épurés et une apparence classique. La collection comprend des trois aiguilles, chronographes, modèles à remontage manuel et différentes complications selon les générations. Elle s’adresse à ceux qui recherchent une IWC plus discrète et habillée, débarrassée de l’imaginaire technique très visible des Montres d’Aviateur ou de l’Ingenieur.
IWC Portofino Automatic constitue l’une des entrées les plus simples dans l’univers de la manufacture. Elle ne cherche pas à raconter une histoire militaire ou sportive mais à proposer une montre mécanique sobre et polyvalente. Cette simplicité peut paraître moins immédiatement spectaculaire, mais elle met davantage en évidence les proportions et la qualité générale d’exécution. Pour certains propriétaires, la Portofino constitue précisément l’expression la plus intemporelle et la moins démonstrative du design IWC.
L’Aquatimer représente quant à elle l’univers de la plongée. IWC lance sa première montre portant ce nom en 1967, avec une étanchéité de 200 mètres et une lunette intérieure rotative permettant de contrôler le temps d’immersion. La collection évolue fortement au fil des décennies, notamment à travers la collaboration avec Porsche Design et la fameuse Ocean 2000 en titane dans les années 1980. Cette histoire donne à IWC Aquatimer une véritable légitimité dans la montre de plongée, même si sa visibilité actuelle est inférieure à celle des Pilot’s Watches ou de la Portugieser.
Les générations modernes d’IWC Aquatimer utilisent différents systèmes de lunette et conservent la priorité donnée à la lisibilité sous l’eau. Selon les références, IWC a également travaillé avec des acteurs liés à la conservation maritime et à l’exploration. La collection représente la déclinaison la plus directement sportive et aquatique de l’approche instrumentale IWC. Son intérêt pour un collectionneur réside souvent dans le fait qu’elle est beaucoup moins omniprésente que les plongeuses iconiques de plusieurs maisons concurrentes.
IWC a considérablement augmenté son niveau d’intégration mécanique au cours des dernières décennies. La manufacture produit aujourd’hui plusieurs grandes familles de calibres destinées à différents usages. Les mouvements de la famille 52000 utilisent notamment le système automatique Pellaton et deux barillets pour offrir jusqu’à sept jours de réserve de marche. Les calibres de la famille 82000 associent également le remontage Pellaton à une architecture plus compacte, tandis que les familles 69000 et 89000 sont consacrées notamment aux chronographes. Cette diversité donne à IWC une base mécanique capable de couvrir aussi bien la montre simple que les grandes complications.
Le système Pellaton reste particulièrement représentatif de la philosophie maison. Contrairement à un rotor qui n’armerait le ressort que dans un seul sens, le mécanisme exploite les rotations dans les deux directions. Les générations contemporaines utilisent des pièces en céramique extrêmement résistantes à l’usure aux endroits soumis à de fortes contraintes. IWC ne conserve donc pas cette architecture uniquement pour des raisons historiques : elle continue à la faire évoluer grâce aux matériaux contemporains, transformant une invention des années 1950 en technologie moderne.
Les chronographes constituent un autre domaine essentiel. Les familles de calibres 69000 et 89000 permettent à IWC de proposer différentes architectures selon le niveau de gamme et les fonctions recherchées. La maison possède également une longue expérience de la rattrapante et du flyback. Cette spécialisation explique pourquoi le chronographe apparaît dans presque tous les univers de la marque, des Montres d’Aviateur à la Portugieser, en passant par différentes collections sportives. Chez IWC, le chronographe est autant une compétence industrielle qu’une complication emblématique.
La recherche sur les matériaux a également fortement façonné l’image contemporaine de la maison. IWC fait partie des marques ayant adopté assez tôt le titane et la céramique dans des montres mécaniques de prestige. Aujourd’hui, différents types de céramiques colorées, le Ceratanium ou encore le Ceralume permettent d’explorer de nouvelles propriétés de résistance, de poids ou de luminescence. L’objectif n’est pas uniquement esthétique. Cette recherche correspond à une culture de l’ingénierie où le matériau devient une composante fonctionnelle de la montre.
Cette sophistication technique s’accompagne d’une production relativement industrialisée par rapport aux petits indépendants. IWC ne cherche pas à donner l’impression que chaque montre est fabriquée intégralement par un seul artisan. Sa force réside plutôt dans la combinaison entre automatisation précise, contrôle qualité, production de composants et interventions manuelles lorsque celles-ci sont nécessaires. Cette approche est directement héritée de Florentine Ariosto Jones. Pour l’acheteur, elle se traduit par une qualité de fabrication généralement très constante d’une montre à l’autre.
Les dimensions constituent néanmoins un élément important au moment de choisir une IWC. Une Grande Montre d’Aviateur de 46 millimètres offre une expérience très différente d’une Mark, d’une Ingenieur ou d’une Portofino plus compacte. Certaines Portugieser possèdent également une grande ouverture de cadran donnant une présence importante même lorsque le diamètre reste raisonnable. L’essai permet donc de déterminer si les proportions qui donnent une forte identité à la marque correspondent réellement au poignet du propriétaire.
Le positionnement tarifaire couvre une amplitude importante. Les modèles automatiques simples et certaines Montres d’Aviateur constituent l’entrée dans la manufacture, alors que les chronographes, modèles utilisant des métaux précieux et grandes complications peuvent atteindre des niveaux très élevés. Les calendriers perpétuels, tourbillons ou calendriers séculaires placent IWC dans le territoire de la haute horlogerie. Cette amplitude permet de construire une collection IWC très différente selon le budget et le niveau de sophistication mécanique recherché.
La distribution internationale et l’appartenance au groupe Richemont offrent par ailleurs un réseau de service relativement important. Cet élément peut être rassurant lorsque l’on considère une montre destinée à être conservée pendant plusieurs décennies. Les complications sophistiquées restent néanmoins coûteuses à entretenir et nécessitent l’intervention de spécialistes. Comme pour toute montre de ce niveau, il faut donc intégrer le coût de possession à long terme au-delà du seul prix d’achat, notamment sur les calendriers ou les chronographes complexes.
Sur le marché de collection, certaines IWC historiques bénéficient d’un intérêt très fort : anciennes Portugieser, Mark 11, références militaires, chronographes en céramique comme la référence 3705 ou Ingenieur SL de Gérald Genta. Les productions contemporaines possèdent des profils de valeur plus variables. L’intérêt d’IWC ne doit donc pas être réduit à une stratégie d’investissement. La force de la maison réside surtout dans la profondeur historique de ses modèles et dans une identité de design très identifiable, capable de conserver sa pertinence au-delà des cycles de mode.
Dans une collection, IWC possède enfin l’avantage de couvrir des usages extrêmement différents sans perdre sa cohérence. Une Mark peut devenir une montre quotidienne simple, une Grande Montre d’Aviateur une pièce de caractère, une Portugieser une montre élégante ou compliquée, une Ingenieur une sportive intégrée et une Aquatimer une plongeuse. La maison permet ainsi de choisir entre plusieurs expressions d’une même culture de l’ingénierie horlogère, plutôt que de reposer sur un unique modèle emblématique.
IWC Schaffhausen s’adresse aux amateurs qui apprécient une horlogerie suisse construite autour de l’ingénierie, de la lisibilité et des complications fonctionnelles. Son histoire associe une vision industrielle américaine à un savoir-faire suisse, puis plus de cent cinquante ans de développement dans l’aviation, les chronographes, les montres antimagnétiques, la plongée et les calendriers sophistiqués. La diversité de son catalogue permet de passer d’une montre-outil quotidienne à une sportive à bracelet intégré ou à une véritable pièce de haute horlogerie. Cette amplitude impose cependant de comparer attentivement les dimensions, les mouvements, la portabilité, l’entretien et la fonction réelle de chaque référence.
Pour dépasser les caractéristiques techniques et comprendre ce que ces montres apportent réellement au quotidien, les avis clients Dialicious permettent d’évaluer le confort, la précision, la lisibilité, la qualité perçue, la fiabilité, le service et l’attachement émotionnel des propriétaires. Ils aident ainsi à identifier l’IWC qui correspond véritablement au poignet, aux usages et aux attentes de chaque collectionneur.
(Mise à jour Octobre 2026)
4.3
29 Avis
4.5
Émotion
4.5
Design
4.3
Précision
4.2
Confort
4.2
Robustesse
4.3
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
Voir moins d'adjectifs
Le profil de IWC est basé sur 29 avis de propriétaires
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IWC
Portugieser Chronograph
4.6
1 Avis
IWC
Ingenieur Automatic 40
4.6
1 Avis
IWC
Portofino
4.1
2 Avis
IWC
Da Vinci Perpetual Calendar Chronograph
4.7
1 Avis
IWC
Pilot
4.0
1 Avis
IWC
Pilot’s Watch Mark XX
4.7
2 Avis
IWC
Aquatimer
4.5
1 Avis
IWC
Pilot’s Watch Mark XVIII Top Gun
5.0
1 Avis
IWC
Ingenieur Chronographe
4.3
1 Avis
IWC
Mark XVIII
4.8
1 Avis
IWC
Big Pilot
4.0
1 Avis
IWC
Pilot Spitfire
4.3
3 Avis
IWC
Ingenieur
4.0
2 Avis
IWC
Pilot’s Watch Chronograph Bronze
4.7
1 Avis
IWC
Big Ingenieur
4.1
1 Avis
IWC
Aquatimer Automatic 2000
4.3
3 Avis
IWC
Portugieser Chronograph
4.5
1 Avis
IWC
Portugieser Automatic 7-Days
4.4
1 Avis
IWC
Portofino Chronograph
4.5
2 Avis
IWC
Portugieser Automatic 2000
3.1
1 Avis
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Baltic
4.1
57 Avis
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Tissot
4.1
114 Avis
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Serica
4.6
70 Avis
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Sinn
4.4
32 Avis
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TAG Heuer
4.3
60 Avis
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Omega
4.4
310 Avis
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Tudor
4.5
192 Avis
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Longines
4.3
100 Avis
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Seiko
4.2
315 Avis
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Bell & Ross
4.1
38 Avis
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Zenith
4.4
69 Avis
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ZRC
4.4
46 Avis
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Cartier
4.2
52 Avis
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Yema
4.2
130 Avis
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Charlie Paris
4.3
37 Avis
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Raketa
4.3
47 Avis
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Breitling
4.4
64 Avis
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Grand Seiko
4.5
72 Avis
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Oris
4.2
61 Avis
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Swatch
3.7
60 Avis
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Mido
4.4
34 Avis
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Jaeger-LeCoultre
4.3
47 Avis
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Nomos Glashütte
4.4
34 Avis
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Lip
4.0
88 Avis
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Casio
4.2
41 Avis
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Rolex
4.5
280 Avis
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Orient
4.1
46 Avis
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Hamilton
4.2
69 Avis
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Citizen
4.3
114 Avis
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G-SHOCK
4.5
53 Avis
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