4.4
(1 Avis)
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La Yema Meangraf, commercialisée à partir de 1969, est l’une des familles les plus originales de l’histoire de la marque française parce qu’elle ne naît pas simplement comme une montre sportive mais comme un instrument permettant de mettre en relation distance parcourue et temps écoulé afin de déterminer une vitesse moyenne. Le nom Meangraf renvoie précisément à cette idée de représentation ou de lecture de la moyenne. Les premières montres ne sont pas toutes des chronographes : certaines utilisent un affichage trois aiguilles et une lunette spécialement graduée, alors que les Meangraf Super du début des années 1970 ajoutent de véritables mouvements chronographes et renforcent considérablement le lien avec la course automobile.
La famille disparaît ensuite pendant plusieurs décennies avant d’être réinterprétée au XXIe siècle sous forme de chronographes méca-quartz, de surprenantes plongeuses Meangraf Sous-Marine et, plus récemment, de chronographes automatiques utilisant l’ETA Valjoux 7753. Cette diversité impose donc de considérer Meangraf comme une lignée historique plutôt que comme un modèle doté de spécifications fixes.
La première particularité de la Meangraf est son système de lecture de vitesse. Contrairement à une échelle tachymétrique conventionnelle qui utilise généralement le chronographe pour mesurer la vitesse sur une distance connue, les premières Meangraf mettent face à face une graduation de distance et une graduation correspondant au temps écoulé. L’utilisateur positionne la lunette en fonction des données de son trajet puis lit la moyenne sur l’échelle prévue à cet effet. La lunette de calcul de moyenne constitue le signe distinctif originel de la Meangraf et explique directement son nom. Cette fonction est extrêmement spécialisée mais correspond parfaitement à l’intérêt croissant pour le sport automobile à la fin des années 1960.
Les cadrans historiques utilisent une esthétique elle aussi directement inspirée de l’automobile. Plusieurs versions reprennent une représentation stylisée d’une route fuyant vers l’horizon, parfois horizontale, parfois verticale selon les générations. Des lignes contrastées, des damiers et des touches de rouge ou de jaune renforcent cette impression de tableau de bord ou d’instrument de course. Le graphisme de route en perspective permet d’identifier certaines Meangraf anciennes avant même de lire leur nom sur le cadran. Cette signature visuelle est suffisamment particulière pour que Yema la réutilise encore dans plusieurs réinterprétations modernes.
Les Meangraf Super du début des années 1970 poussent beaucoup plus loin cette inspiration. Elles adoptent des boîtiers tonneau ou coussin, des lunettes intégrées et des cadrans bi-compax ou tri-compax suivant les mouvements utilisés. Les couleurs deviennent plus franches et les sous-compteurs évoquent immédiatement l’univers des chronographes de compétition de cette période. Le passage à la Meangraf Super transforme l’instrument de calcul de moyenne en véritable chronographe de pilote. C’est cette génération, davantage que les premières trois aiguilles, qui influence directement les rééditions modernes et l’image actuelle du nom Meangraf.
La lunette des versions Super est partiellement intégrée au boîtier et paraît presque prolonger ses lignes plutôt que d’être simplement posée au-dessus d’une carrure ronde. Cette construction donne une silhouette très différente de celle d’une Rallygraf ou d’une Daytona traditionnelle. Sur les versions modernes, Yema conserve volontairement cette continuité et augmente légèrement l’épaisseur de la lunette afin d’améliorer sa prise en main. L’intégration visuelle de la lunette au boîtier est devenue le second élément identitaire majeur de la Meangraf Super. Elle participe beaucoup au caractère très années 1970 du modèle.
Les rééditions méca-quartz B70, R70 et Y70 réintroduisent en 2021 les couleurs racing, les doubles bandes centrales et le cadran bi-compax. Le B70 privilégie un cadran noir avec accents rouges, le R70 utilise une double bande rouge et le Y70 une double bande jaune. Le compteur et les aiguilles contrastantes permettent de conserver une bonne lecture malgré la quantité d’éléments graphiques. Les versions B70, R70 et Y70 utilisent la couleur comme principal moyen de distinguer leurs personnalités sans modifier l’architecture générale. Le dessin reste volontairement plus démonstratif qu’une montre de sport classique.
La Meangraf Sous-Marine de 2022 constitue un cas beaucoup plus atypique. Yema reprend le nom et plusieurs détails graphiques hérités des années 1960 et 1970 mais les applique à une plongeuse de 39 mm capable d’atteindre 300 mètres. Les versions R60 et Y60 utilisent des contrastes rappelant toujours l’univers automobile tout en ajoutant de larges index luminescents et une lunette de plongée. La Sous-Marine mélange volontairement deux univers historiquement distincts chez Yema, la course automobile et la plongée. Cette hybridation explique son apparence inhabituelle au sein de la famille.
Les Meangraf historiques existent sous différentes constructions, notamment des boîtiers chromés ou en acier et des formes rondes, tonneau ou coussin. Une référence 61.006 documentée dans les campagnes Yema de 1969 utilise un boîtier d’environ 38 mm, proportion relativement généreuse pour l’époque. Les Meangraf Super du début des années 1970 atteignent fréquemment environ 39 mm. La famille adopte très tôt des dimensions plus sportives que de nombreuses montres civiles françaises contemporaines. Leur largeur est encore accentuée visuellement par les lunettes externes et les carrures étirées.
Les boîtiers anciens demandent toutefois une attention particulière sur le marché de collection. Certaines références utilisent du métal chromé plutôt qu’un acier massif, et l’usure peut finir par révéler le métal sous-jacent sur les arêtes, les cornes ou autour de la couronne. Les inserts de lunette sont également exposés aux rayures et à la perte de peinture. L’état du placage ou du chromage est souvent plus déterminant que les micro-rayures sur une Meangraf historique. Une restauration trop agressive peut en outre effacer les arêtes caractéristiques de la carrure.
La Meangraf Super méca-quartz moderne revient à un boîtier en acier inoxydable 316L de 39 mm. La lunette tournante bidirectionnelle utilise un insert en aluminium noir, le verre est minéral bombé et l’étanchéité atteint 100 mètres. L’entre-corne de 20 mm facilite le remplacement du bracelet. Le diamètre de 39 mm permet à la réédition méca-quartz de conserver l’allure imposante de l’originale sans devenir une montre excessivement grande. Le profil demeure néanmoins relativement présent en raison du verre bombé et de la lunette intégrée.
La Meangraf Super Japan Limited Edition mécanique reprend elle aussi 39 mm mais porte la construction vers un niveau supérieur. Le boîtier est en acier inoxydable 316L brossé verticalement, l’épaisseur officielle est de 13 mm et le verre devient un saphir double dôme de 2,30 mm. L’étanchéité reste de 100 mètres. Le passage au saphir et au Valjoux automatique transforme nettement la perception qualitative de la Meangraf moderne. Le boîtier conserve pourtant les proportions et la forme générale qui permettent de reconnaître immédiatement son inspiration historique.
La lunette de cette édition est bidirectionnelle et utilise un insert en aluminium. Cette bidirectionnalité n’est pas problématique comme elle le serait sur une véritable lunette de plongée, puisque sa fonction est ici de calculer une moyenne et non de sécuriser un temps d’immersion. L’utilisateur combine la graduation extérieure avec les informations du cadran afin de lire une vitesse moyenne. La lunette doit être comprise comme un calculateur automobile et non comme une lunette de sécurité aquatique. Cette distinction est essentielle lorsqu’on compare la Meangraf Super à la Meangraf Sous-Marine.
La Sous-Marine Y60 et R60 utilise également 39 mm mais seulement environ 11,6 mm d’épaisseur pour 45 à 45,5 mm de longueur. Le boîtier reçoit une couronne vissée, un fond vissé, une valve à hélium et une étanchéité de 300 mètres. La lunette est protégée par un insert en saphir et peut être tournée dans les deux sens. Les proportions relativement compactes de la Sous-Marine constituent l’un de ses principaux avantages face aux plongeuses techniques souvent plus grandes. Elle peut ainsi être portée quotidiennement sans ressembler à un instrument surdimensionné.
Les premières Meangraf utilisent plusieurs mouvements français suivant les références et les années. Les archives de collectionneurs mentionnent notamment différentes familles France Ébauches et Jeambrun, et les catalogues de ventes documentent une Meangraf 61.006 vers 1969 avec un mouvement mécanique français. La variété des configurations rend dangereuse toute attribution d’un calibre unique à l’ensemble des premières Meangraf. La mécanique historique varie fortement selon la référence et doit toujours être identifiée montre par montre. Cette diversité est typique d’une époque durant laquelle Yema utilisait plusieurs fournisseurs de mouvements français et suisses.
Les Meangraf Super chronographes adoptent ensuite des calibres Valjoux à remontage manuel. Une référence 721122 documentée vers 1970 utilise par exemple un Valjoux 7734 avec chronographe et date. D’autres variantes anciennes sont connues avec des mouvements 7730, 7733 ou 7736 suivant leur configuration. La famille Valjoux 77xx fournit à la Meangraf Super la véritable fonction chronographe associée à son esthétique de course. Ces mouvements sont aujourd’hui bien connus des horlogers spécialisés dans le vintage, mais leur état peut varier fortement après plus d’un demi-siècle.
La réédition moderne abordable choisit une technologie totalement différente avec le Seiko VK64 méca-quartz. Ce mouvement utilise le quartz pour la base de temps mais une architecture mécanique pour certaines fonctions du chronographe, notamment le déplacement fluide de la grande aiguille et son retour instantané à zéro. Le VK64 permet d’obtenir une sensation de chronographe mécanique pour un coût et un entretien beaucoup plus faibles. Il correspond bien au positionnement accessible des B70, R70 et Y70.
Le méca-quartz ne doit cependant pas être confondu avec un mouvement mécanique automatique. L’énergie provient d’une pile, l’heure est régulée électroniquement et le propriétaire n’a pas à remonter la montre. Le comportement du chronographe donne simplement davantage de sensation mécanique qu’un quartz conventionnel. La simplicité d’usage constitue le principal avantage du VK64 par rapport aux Valjoux historiques ou modernes. En revanche, il offre moins d’intérêt à celui qui recherche avant tout la mécanique traditionnelle.
La Meangraf Sous-Marine adopte quant à elle le calibre YEMA2000 automatique. Ce mouvement comporte 29 rubis, fonctionne à 28 800 alternances par heure et offre environ 42 heures de réserve de marche. Il dispose du remontage manuel, du stop-seconde et d’une date à 3 heures. Le YEMA2000 replace la Meangraf dans l’univers mécanique tout en l’éloignant de la fonction chronographe historique. Il sert ici une montre trois aiguilles-date conçue davantage pour la plongée que pour le chronométrage automobile.
La Meangraf Super Japan Limited Edition revient enfin au chronographe automatique traditionnel avec l’ETA Valjoux 7753. Le mouvement comporte 27 rubis, fonctionne à 28 800 alternances par heure et Yema annonce environ 44 heures de réserve de marche sur sa documentation actuelle. Sa configuration permet une présentation bi-compax plus proche visuellement des chronographes anciens que le 7750 standard. Le Valjoux 7753 constitue la mécanique contemporaine la plus directement cohérente avec l’héritage chronographe de la Meangraf Super. Il apporte toutefois davantage d’épaisseur, de masse et de coût d’entretien qu’un VK64.
(1969) Yema Meangraf Instrument de vitesse moyenne :
La Yema Meangraf 61.006 est documentée dans les campagnes publicitaires Yema de 1969 et représente l’une des premières expressions clairement identifiées du concept. Son boîtier tourne autour de 38 mm et son cadran noir associe index appliqués, date et éléments graphiques directement inspirés de la route et du sport automobile. La lunette permet de mettre en relation temps écoulé et distance parcourue afin d’obtenir une moyenne, fonction qui donne son nom à la montre. Contrairement à la Meangraf Super plus tardive, cette génération n’est pas nécessairement un chronographe. Les exemplaires anciens peuvent présenter des variantes de cadran, de boîtier et de mouvement, ce qui impose d’identifier précisément chaque pièce plutôt que de considérer toutes les Meangraf 1969 comme techniquement identiques.
(1970) Yema Meangraf Super Passage au véritable chronographe :
La Yema Meangraf Super 721122 illustre l’évolution de la famille vers le chronographe automobile au début des années 1970. Son boîtier tonneau d’environ 39 mm, sa lunette noire tournante et son cadran à deux compteurs créent une apparence beaucoup plus technique que celle des premières Meangraf. La référence documentée utilise un Valjoux 7734 mécanique à remontage manuel avec date. Les couleurs, la silhouette et la position des sous-compteurs correspondent pleinement à l’esthétique des chronographes de course de cette période. Cette génération devient la principale source d’inspiration des rééditions contemporaines, notamment pour le boîtier intégré, les rayures racing, les couleurs contrastées et l’utilisation d’un affichage bi-compax.
(2021) Yema Meangraf Super Y70 Réinterprétation méca-quartz :
La Yema Meangraf Super Y70 YMHF1576-CU31 appartient à la renaissance moderne de la Meangraf Super dans une version accessible utilisant un calibre Seiko VK64 méca-quartz. Son boîtier acier de 39 mm est étanche à 100 mètres et reçoit une lunette bidirectionnelle en aluminium, un verre minéral bombé et un cadran bi-compax à double bande jaune. Le chronographe bénéficie d’une grande aiguille au mouvement plus fluide qu’un quartz conventionnel et d’un retour mécanique rapide à zéro. Les variantes B70 et R70 appliquent le même principe avec d’autres combinaisons de couleurs. Le choix du méca-quartz permet de proposer une esthétique très proche des années 1970 sans les coûts ni l’entretien d’un véritable chronographe mécanique vintage.
(2022) Yema Meangraf Sous-Marine Y60 Fusion automobile et plongée :
La Yema Meangraf Sous-Marine Y60 détourne le nom Meangraf vers une montre de plongée automatique de 39 mm. Le boîtier en acier mesure environ 11,6 mm d’épaisseur et reçoit une couronne vissée, un fond vissé, une valve à hélium ainsi qu’une étanchéité annoncée de 300 mètres. La lunette protégée par du saphir et le Super-LumiNova BGW9 répondent aux besoins de lisibilité aquatique, tandis que le cadran conserve des détails graphiques inspirés de l’univers racing. Le calibre YEMA2000 automatique fonctionne à 4 Hz et offre environ 42 heures de réserve. La version R60 utilise une palette plus contrastée avec rouge et blanc, alors que la Y60 privilégie des tons plus sobres.
(2024) Yema Meangraf Super Japan Limited Edition Retour au Valjoux automatique :
La Yema Meangraf Super Japan Limited Edition YMEAN24JP-AA33LS réintroduit un véritable chronographe automatique et renforce le lien culturel entre la Meangraf et le Japon, où le modèle est notamment connu pour son apparition au poignet du héros de Lupin III. La série est limitée à 500 exemplaires et utilise un ETA Valjoux 7753 automatique fonctionnant à 28 800 alternances par heure. Le boîtier conserve 39 mm et l’esthétique intégrée caractéristique, tandis que le cadran noir, les accents rouges et le graphisme racing reprennent les codes des montres du début des années 1970. Cette version marque un net saut de gamme par rapport aux Meangraf méca-quartz et repositionne le modèle comme chronographe mécanique de collection.
Une Meangraf historique convient surtout au collectionneur attiré par l’horlogerie française des années 1960 et 1970. Les cadrans, lunettes et boîtiers possèdent une personnalité difficile à reproduire totalement dans une réédition, mais leur état peut varier considérablement. Sur une ancienne Meangraf, l’authenticité du cadran, de la lunette et de la carrure doit primer sur la recherche d’une apparence artificiellement neuve. Les mouvements nécessitent également un contrôle par un horloger habitué au vintage.
La Meangraf Super méca-quartz est beaucoup plus simple pour un usage quotidien. Elle conserve l’essentiel du style racing, coûte moins cher à entretenir et offre 100 mètres d’étanchéité. Le méca-quartz constitue le choix le plus rationnel lorsque le dessin compte davantage que la noblesse du mouvement. Il permet aussi de profiter du chronographe sans devoir maintenir en permanence un mouvement mécanique remonté.
La Sous-Marine répond à une logique totalement différente. Ses 300 mètres d’étanchéité, sa valve à hélium, son saphir et son caoutchouc FKM disponible la rendent beaucoup plus adaptée à l’eau que les Meangraf Super. La Sous-Marine est pertinente pour celui qui apprécie l’esthétique Meangraf mais recherche avant tout une véritable plongeuse automatique. En revanche, elle abandonne le chronographe et le calcul de vitesse qui sont historiquement au cœur du nom.
La Japan Limited Edition équipée du Valjoux 7753 s’adresse davantage à celui qui souhaite réunir esthétique historique et véritable chronographe automatique. Son épaisseur et son poids sont supérieurs à ceux du méca-quartz et le coût d’un entretien sera naturellement plus important. Le Valjoux 7753 apporte cependant l’expérience mécanique la plus cohérente avec les Meangraf Super historiques. Sa limitation à 500 pièces renforce aussi son intérêt pour un collectionneur.
Enfin, il faut éviter de choisir uniquement sur le nom Meangraf, car la famille couvre des montres extrêmement différentes : trois aiguilles historiques, chronographes manuels, méca-quartz, plongeuses automatiques et chronographes automatiques modernes. La référence exacte et son mouvement sont donc indispensables pour comprendre ce que l’on achète réellement. L’avis des autres clients est essentiel.
La Yema Meangraf s’adresse à l’amateur attiré par l’une des expressions les plus originales du patrimoine sportif de l’horlogerie française. Sa fonction historique de calcul de vitesse moyenne, ses cadrans évoquant la route, ses boîtiers profilés et les Meangraf Super chronographes lui donnent une identité nettement distincte des Rallygraf ou Superman. La diversité de la lignée constitue à la fois son intérêt et sa principale difficulté : une Meangraf de 1969, une Super méca-quartz, une Sous-Marine de 300 mètres et une Japan Limited Edition Valjoux n’offrent absolument pas la même expérience. Le choix doit donc porter autant sur la fonction et le mouvement que sur l’esthétique.
Pour confronter précision, confort, fonctionnement des lunettes, qualité des boîtiers et expérience réelle des différentes générations, les avis clients Dialicious constituent un complément particulièrement utile.
(Mise à jour Octobre 2026)
4.4
1 Avis
4.5
Émotion
4.5
Design
4.5
Précision
4.5
Confort
4.0
Robustesse
4.5
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
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Valorisés par les avis d’authentiques clients
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Omega
Speedmaster Moonwatch
4.4
47 Avis
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Tudor
Black Bay 58
4.6
48 Avis
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Serica
5303
4.6
33 Avis
Aucune image principale pour cette montre
Seiko
Prospex
4.3
50 Avis
Aucune image principale pour cette montre
Rolex
Submariner Date
4.5
35 Avis
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