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La Omega Speedmaster Mark III, lancée en 1971, constitue une rupture technique et esthétique majeure dans l’histoire de la Speedmaster. Deux ans après la Mark II, Omega abandonne le remontage manuel pour proposer pour la première fois une Speedmaster animée par un chronographe automatique. Le calibre 1040, développé à partir du Lemania 1340, apporte également une date et une manière originale d’afficher les minutes chronométrées au moyen d’une aiguille centrale.
Pour accueillir ce mouvement plus complexe, Omega adopte une carrure spectaculaire en acier, souvent qualifiée de « pilot line », dont la forme massive rappelle certains boîtiers Flightmaster de la même période. Avec environ 41 mm de largeur, près de 51 mm de longueur et une épaisseur pouvant approcher 16 à 17 mm selon la méthode de mesure, la Mark III assume pleinement l’esthétique des années 1970. Son tachymètre reste protégé sous le verre, dans la continuité de la Mark II, tandis que plusieurs cadrans noirs, bleus ou gris argent et différentes évolutions de marquage donnent aujourd’hui aux collectionneurs un vaste champ de recherche.
La Mark III conserve l’ADN d’un chronographe Speedmaster mais réorganise profondément la lecture. Deux grandes aiguilles centrales sont utilisées pour le chronographe : l’une mesure les secondes écoulées et l’autre, facilement reconnaissable à sa forme et souvent à sa couleur, totalise jusqu’à 60 minutes. Cette solution permet d’éviter un compteur de minutes classique à 3 heures. Le sous-cadran de 6 heures totalise jusqu’à 12 heures de chronométrage, tandis que celui de 9 heures combine la petite seconde permanente avec une indication sur 24 heures permettant de distinguer visuellement le jour de la nuit. La date est placée à 3 heures. Autour de l’ensemble, l’échelle tachymétrique reste située sous le verre minéral afin d’être protégée des frottements. La grande aiguille centrale des minutes du chronographe est l’élément fonctionnel qui différencie le plus nettement la Mark III d’une Speedmaster Professional traditionnelle. Les cadrans noirs privilégient une lecture relativement sobre, alors que les cadrans bleus métallisés et gris argent exploitent davantage les couleurs, notamment avec du bleu clair, du rouge ou de l’orange sur certaines aiguilles et zones des compteurs. Les index et aiguilles utilisent du tritium sur les montres d’origine, dont la luminosité a naturellement diminué après plus de cinquante ans.
Le boîtier constitue probablement l’aspect le plus spectaculaire de la Mark III. Contrairement à la Mark II relativement plate et horizontale, la Mark III utilise une construction très profonde autour d’une ouverture de cadran relativement contenue. Elle mesure environ 41 mm de large et 51 à 52 mm de longueur selon les relevés, avec une épaisseur généralement comprise entre 16 et 17 mm. L’entre-corne de 22 mm accueille notamment le bracelet Omega 1162 avec embouts 172, dont les maillons larges prolongent naturellement les lignes de la carrure. Le boîtier alterne surfaces fortement satinées et zones polies, et sa géométrie d’origine peut être considérablement altérée par un polissage excessif. L’épaisseur importante est davantage perceptible au quotidien que le diamètre de 41 mm lui-même. La montre se pose haut sur le poignet et passe difficilement sous une manche de chemise serrée, même si la forme des extrémités du boîtier aide le bracelet à descendre vers le poignet. Les spécifications historiques donnent une résistance à l’eau qui pouvait atteindre environ 100 mètres selon les documentations, mais cette valeur ne doit jamais être considérée comme encore acquise sur un exemplaire ancien. Le verre minéral, plus résistant aux rayures superficielles qu’un plexiglas mais plus difficile à repolir, constitue également un élément important à contrôler lors d’un achat vintage.
Le calibre Omega 1040 est issu du Lemania 1340 et constitue l’un des éléments historiques les plus intéressants de la Mark III. Ce mouvement à remontage automatique fonctionne à 28 800 alternances par heure, fréquence élevée pour l’époque, et offre une réserve de marche d’environ 40 à 44 heures selon les documentations et l’état du calibre. Sa construction permet d’afficher simultanément l’heure, la date, la petite seconde, une indication sur 24 heures et un chronographe capable de totaliser les minutes par une aiguille centrale et les heures à 6 heures. La date bénéficie également d’un réglage rapide. Le calibre 1040 transforme profondément l’usage de la Speedmaster en supprimant le remontage manuel quotidien tout en ajoutant une date et une lecture centrale des minutes chronométrées. Cette architecture servira ensuite de base à d’autres chronographes Omega, dont la Speedmaster Mark IV, tandis qu’une évolution certifiée chronomètre, le calibre 1041, équipera la Speedmaster 125. Pour un propriétaire actuel, l’entretien demande davantage d’attention que celui d’un simple mouvement trois aiguilles : la synchronisation des aiguilles du chronographe, le mécanisme de date et l’ensemble automatique doivent être correctement réglés. Le calibre reste connu des spécialistes Omega et Lemania, mais certaines pièces spécifiques peuvent être plus difficiles à obtenir qu’un composant de mouvement moderne.
(1971) Omega Speedmaster Mark III Black Automatic :
La première configuration noire établit le langage visuel de la Mark III dans son imposant boîtier « pilot line ». La Omega Speedmaster Mark III ST 176.002 reçoit un cadran noir mat qui conserve une certaine parenté avec la Speedmaster Professional manuelle tout en présentant un affichage totalement différent. Le calibre automatique 1040 commande une grande aiguille centrale pour les secondes du chronographe et une seconde aiguille centrale pour les minutes chronométrées, tandis que le compteur de 6 heures totalise jusqu’à 12 heures. À 9 heures, petite seconde et indication sur 24 heures partagent le même espace ; la date apparaît à 3 heures. Le boîtier mesure environ 41 mm de large pour plus de 50 mm de long et approximativement 16 à 17 mm d’épaisseur. Le verre minéral protège l’échelle tachymétrique placée en dessous. Les premières versions portent notamment la mention « Omega Automatic Speedmaster Mark III », avant l’évolution vers le marquage Professional. Le bracelet acier Omega 1162/172 constitue l’une des configurations historiques les plus cohérentes.
(1972) Omega Speedmaster Mark III Blue Metallic :
Le cadran bleu métallique donne à la Mark III l’une de ses personnalités les plus caractéristiques du début des années 1970. La Omega Speedmaster Mark III ST 176.002 conserve exactement le même boîtier massif en acier et le même calibre 1040, mais la couleur transforme radicalement la lecture. Le fond bleu métallisé est associé à des éléments bleu clair, blancs et orangés ou rouges selon la période de production, notamment sur l’aiguille centrale des minutes du chronographe. Le compteur de 12 heures à 6 heures contraste fortement avec le reste du cadran, tandis que la zone de petite seconde et d’indication 24 heures à 9 heures utilise différentes tonalités pour séparer les informations. Le verre minéral protège l’échelle tachymétrique et l’étanchéité d’origine est compatible avec un usage sportif selon les standards de l’époque. Le bracelet acier de 22 mm renforce la forte présence du boîtier. Sur une pièce vintage, la finition métallique du bleu peut avoir vieilli de manière irrégulière ; l’état du cadran et la cohérence des aiguilles sont donc particulièrement importants.
(1972) Omega Speedmaster Mark III Grey Silver :
La configuration gris argent est plus rare que les versions noire et bleue et met particulièrement bien en valeur la construction atypique du cadran. La Omega Speedmaster Mark III ST 176.002 utilise une surface à finition métallique ou soleillée dont les nuances peuvent varier fortement avec la lumière. Les index appliqués se détachent davantage que sur le cadran noir, tandis que les aiguilles bleues ou colorées utilisées selon les séries créent un contraste immédiatement visible. Le calibre 1040 reste identique et fournit chronographe automatique, date à 3 heures, compteur de 12 heures à 6 heures, petite seconde et indication sur 24 heures à 9 heures ainsi que les deux aiguilles centrales liées au chronographe. Le boîtier en acier conserve environ 41 mm de largeur et son imposante épaisseur. Certains exemplaires disposent encore de leur bracelet 1162 avec embouts 172, très cohérent avec l’esthétique générale. La surface claire du cadran peut rendre les altérations, taches ou traces d’humidité plus visibles ; il faut donc examiner avec attention la zone périphérique, les compteurs et la matière lumineuse avant l’achat.
(1972) Omega Speedmaster Mark III Black Red Accents :
Une autre exécution noire documentée se distingue par plusieurs détails colorés qui rendent l’affichage plus dynamique que celui des premières versions entièrement sobres. La Omega Speedmaster Mark III ST 176.002 conserve le cadran noir mat et les index au tritium, mais certaines séries utilisent notamment une pointe rouge sur l’aiguille centrale des minutes du chronographe ainsi qu’un repère rouge associé à l’indication 24 heures. Le compteur de petite seconde peut également être entouré d’un cercle bleu ou gris différent de celui rencontré sur d’autres Mark III noires. Ces détails montrent à quel point Omega a fait évoluer la montre durant une période de production relativement courte. Le calibre reste l’automatique 1040 à 28 800 alternances par heure, avec date rapide et environ 40 à 44 heures de réserve de marche. Le boîtier massif et le verre minéral ne changent pas. Pour un collectionneur, cette variante nécessite une comparaison attentive avec des exemplaires documentés, car les aiguilles de Mark III, Mark IV et autres chronographes Omega à calibre 1040 ont parfois été mélangées lors de réparations anciennes.
(1972) Omega Speedmaster Mark III Professional Black :
Au cours de la production, le marquage du cadran évolue et certaines montres reçoivent désormais clairement la mention Professional. La Omega Speedmaster Mark III ST 176.002 affiche alors « Omega Speedmaster Professional Mark III » dans la partie supérieure du cadran, tandis que le terme Automatic est déplacé vers la zone proche du guichet de date. Cette évolution peut sembler mineure mais elle constitue aujourd’hui un élément intéressant pour dater et comparer les différentes séries. La construction reste identique avec boîtier acier massif, environ 41 mm de largeur, entre-corne de 22 mm, verre minéral et échelle tachymétrique interne. Le calibre 1040 continue d’offrir chronographe automatique, grande aiguille centrale des minutes chronométrées, totalisateur 12 heures, petite seconde, indicateur 24 heures et date. Le cadran noir conserve la meilleure parenté visuelle avec la Speedmaster Professional traditionnelle, mais le boîtier très épais et l’organisation du chronographe donnent au modèle une personnalité totalement différente. L’état du texte imprimé et du tritium peut aider à évaluer l’intégrité d’un exemplaire ancien.
(1973) Omega Speedmaster Mark III Professional Blue :
Les Mark III bleues des dernières années de production peuvent associer le spectaculaire cadran métallique au marquage Professional apparu en cours de carrière. La Omega Speedmaster Mark III ST 176.002 combine alors la grande carrure en acier de style « pilot line » avec une présentation plus directement rattachée à l’appellation Speedmaster Professional. Le cadran bleu reste animé par des indications claires et colorées, en particulier l’aiguille centrale du compteur de minutes qui rend la lecture du chronographe très différente d’un tricompax conventionnel. Le mouvement automatique 1040 utilise toujours une date à 3 heures et une indication 24 heures dans le compteur de petite seconde à 9 heures. L’échelle tachymétrique se trouve sous le verre minéral, ce qui protège ses inscriptions des chocs directs. Selon les exemplaires, le bracelet acier Omega 1162 avec embouts 172 peut accompagner la montre. La date exacte de production doit idéalement être confirmée par le numéro de mouvement ou un extrait d’archives, car la chronologie des variations de cadran et des marquages n’est pas parfaitement linéaire.
Le premier critère de choix est le boîtier, car une Mark III mal polie perd une partie essentielle de sa personnalité. Les grandes surfaces satinées doivent idéalement conserver des lignes nettes et une géométrie cohérente, sans bords excessivement arrondis. Un boîtier bien préservé peut être plus intéressant qu’un cadran parfait installé dans une carrure fortement repolie. Les gravures du fond sont parfois faibles ou partiellement effacées, ce qui doit être évalué en tenant compte de l’ensemble de la montre plutôt qu’à partir d’un seul détail.
Le cadran noir est le plus facile à associer et reste visuellement le plus proche d’une Speedmaster traditionnelle. Le bleu métallique est beaucoup plus typique des années 1970 et met davantage en valeur les aiguilles colorées. Le gris argent est plus rare et offre une présence plus lumineuse. Le choix du cadran doit cependant passer après la cohérence entre cadran, aiguilles, tritium et période de production. Sur ce type de montre vintage, une patine homogène est souvent plus rassurante qu’un mélange d’éléments neufs et fortement vieillis.
L’épaisseur doit être prise au sérieux avant l’achat. Une Mark III est sensiblement plus haute qu’une Speedmaster Professional classique et ne disparaît pas sous une manche ajustée. Son poids sur bracelet acier est également important. Un essai au poignet est indispensable pour savoir si les 16 à 17 mm d’épaisseur restent confortables dans un usage quotidien. Un bracelet cuir ou textile peut alléger la sensation générale, mais il modifie fortement le dessin très intégré obtenu avec le bracelet acier historique.
Le bracelet 1162 avec embouts 172 est particulièrement cohérent avec la montre et mérite d’être recherché lorsqu’on souhaite une configuration proche de l’origine. Son entre-corne de 22 mm permet néanmoins d’utiliser de nombreuses alternatives modernes. La présence d’un bracelet Omega complet avec suffisamment de maillons constitue un avantage important lors d’un achat d’occasion. Les bracelets anciens peuvent présenter de l’allongement entre les maillons ou une boucle usée ; leur état doit donc être évalué séparément de celui du boîtier.
Enfin, le calibre 1040 doit être testé dans toutes ses fonctions. Il ne suffit pas de vérifier que la montre donne l’heure : le démarrage, l’arrêt et la remise à zéro du chronographe, l’aiguille centrale des minutes, le compteur de 12 heures, la date et l’indication 24 heures doivent fonctionner correctement. Un historique de révision documenté est particulièrement appréciable sur ce mouvement automatique complexe âgé de plus de cinquante ans. La résistance à l’eau doit également être contrôlée avant toute immersion, quelle que soit la valeur indiquée dans les documents d’époque. L’avis des autres clients est essentiel.
L’Omega Speedmaster Mark III s’adresse à l’amateur qui souhaite découvrir une Speedmaster profondément différente de la Moonwatch tout en restant dans une période majeure de l’histoire du chronographe Omega. Son boîtier massif, son calibre 1040 automatique, sa date et son aiguille centrale de totalisation des minutes en font une montre techniquement comme visuellement singulière. Le cadran noir privilégie la continuité avec la Speedmaster traditionnelle, tandis que le bleu métallique et le gris argent expriment plus fortement le style des années 1970. Le choix d’un exemplaire doit aujourd’hui tenir compte de l’état du boîtier, de la cohérence des aiguilles et du cadran, du bracelet et surtout du fonctionnement complet du calibre. Sa hauteur importante signifie également qu’elle ne conviendra pas à tous les poignets ni à tous les usages.
Pour savoir comment cette architecture spectaculaire se traduit réellement en matière de confort, de précision, de robustesse et de plaisir de possession, les avis clients Dialicious complètent utilement l’analyse historique et technique.
(Mise à jour Août 2026)
4.1
4 Avis
4.3
Émotion
4.9
Design
4.0
Précision
3.6
Confort
3.9
Robustesse
4.3
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
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Le profil de Omega Speedmaster Mark III est basé sur 4 avis de propriétaires
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Avec 4 avis authentiques et une note moyenne de 4.15/5, Dialicious valorise l’expérience des clients qui possède une Omega Speedmaster Mark III. Chaque avis est une source d’inspiration pour comprendre ce qui rend la Omega Speedmaster Mark III unique aux yeux de ses possesseurs. Certains la décrivent comme atypique, d'autres comme cool ou différente et chacun a des raisons personnelles d’aimer sa Speedmaster Mark III pour son design, son émotion ou encore son rapport qualité-prix.
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