4.6
(1 Avis)
2
La Hanhart Aquasphere FreeFall, lancée en 2024, inaugure une nouvelle étape pour la manufacture allemande historiquement connue pour ses chronographes d’aviation, ses chronomètres et ses montres liées au sport automobile. Avec l’Aquasphere FreeFall Blue, Hanhart crée pour la première fois une collection autonome entièrement consacrée à la plongée, même si la marque avait auparavant proposé la PRIMUS Diver dont certains principes ont alimenté le nouveau projet.
La FreeFall est une trois aiguilles sans date de 42 mm, étanche à 300 mètres, munie d’une lunette céramique unidirectionnelle, d’une valve à hélium, d’un verre saphir bombé et d’une couronne vissée protégée. Son nom fait référence à la phase de chute libre rencontrée en apnée profonde, pendant laquelle le plongeur devient suffisamment peu flottant pour descendre presque sans effort. Hanhart développe d’ailleurs le modèle avec l’apnéiste allemand Fabio Tunno, qui le teste pendant plusieurs mois et l’emmène notamment jusqu’à 110 mètres de profondeur.
Contrairement à de nombreuses Hanhart qui reprennent directement les codes de montres militaires ou de chronographes historiques de la marque, l’Aquasphere FreeFall adopte un dessin résolument contemporain. Le boîtier est large, les index sont massifs, les aiguilles fortement dimensionnées et le cadran bleu marine ne cherche pas à reproduire un modèle ancien précis. La FreeFall construit donc son identité comme une véritable montre-outil moderne plutôt que comme une réédition de plongeuse historique. Cette approche est cohérente avec le fait que Hanhart ne possède pas derrière elle une longue lignée de plongeuses comparables à ses chronographes de pilote.
Le cadran bleu foncé privilégie la lecture immédiate. Les index sont largement dimensionnés et remplis de Super-LumiNova C1, tandis que les aiguilles des heures et des minutes utilisent également une importante surface luminescente. L’aiguille des heures possède une barre transversale qui permet de la différencier rapidement de la minute. La hiérarchie des formes facilite l’identification instantanée de l’heure et surtout de la minute, information prioritaire pendant une plongée. La trotteuse centrale reçoit une pointe rouge qui crée un contraste visuel et permet également de vérifier rapidement que le mouvement fonctionne.
Hanhart choisit volontairement de supprimer la date. Cette décision évite un guichet susceptible de rompre la symétrie du cadran et conserve des index de même importance autour de la totalité de l’affichage. Le mouvement utilisé est d’ailleurs décrit par la marque comme un véritable calibre trois aiguilles sans affichage de date, plutôt qu’un mouvement dont le mécanisme de calendrier serait simplement masqué. L’absence de date renforce à la fois la symétrie et la vocation fonctionnelle du cadran. Pour l’utilisateur, elle simplifie également la remise à l’heure après plusieurs jours sans porter la montre.
Le rehaut périphérique reçoit une minuterie précise permettant de suivre la position des aiguilles sans encombrer la zone centrale. Le logo Hanhart utilisé est la version moderne de la marque et non l’une des signatures historiques que l’on retrouve sur plusieurs rééditions de chronographes. L’utilisation du logo contemporain confirme la volonté de présenter l’Aquasphere comme une nouvelle branche du catalogue plutôt qu’un exercice patrimonial. Cela permet également à Hanhart de créer une identité distincte de ses familles 417 ES, Pioneer ou Preventor.
La lunette possède une forme cannelée particulièrement marquée. Ce dessin trouve son origine dans la PRIMUS Diver, mais Hanhart explique avoir retravaillé les rayons, la prise en main et le mécanisme de clic pour la nouvelle collection. Elle ne tourne que dans le sens antihoraire et utilise soixante positions. La rotation unidirectionnelle limite le risque qu’un déplacement accidentel de la lunette fasse croire au plongeur qu’il lui reste davantage de temps sous l’eau qu’en réalité. Le triangle de départ, les chiffres et les principaux repères sont luminescents.
L’insert bleu est réalisé en céramique et reçoit une petite touche rouge qui rappelle discrètement l’une des couleurs historiquement associées à Hanhart. Cette utilisation reste beaucoup plus discrète que le célèbre poussoir rouge de certains chronographes de la marque. La céramique apporte surtout une bonne résistance aux rayures et conserve l’aspect de la graduation lors d’une utilisation régulière. Elle donne également davantage de profondeur à la lunette lorsque la lumière change, en particulier face au cadran bleu beaucoup plus mat.
Le boîtier en acier inoxydable mesure 42 mm de diamètre, 12,95 mm d’épaisseur et 49 mm de corne à corne. L’entre-corne est de 20 mm, valeur assez conventionnelle qui facilite le remplacement du bracelet. Ces proportions donnent une présence affirmée mais restent relativement contenues pour une plongeuse étanche à 300 mètres équipée d’une valve à hélium. Les 49 mm de longueur totale sont aussi importants que le diamètre de 42 mm pour évaluer correctement le comportement de la montre sur un poignet moyen. Un essai reste conseillé lorsque le poignet est particulièrement fin.
Les surfaces du boîtier alternent satinage et polissage. Cette combinaison évite l’aspect exclusivement utilitaire d’une boîte entièrement mate tout en limitant les grandes surfaces susceptibles de refléter fortement la lumière. Les protège-couronne encadrent la couronne vissée située à 3 heures. La protection de la couronne est indispensable sur une montre pensée pour résister aux chocs et aux manipulations répétées. La couronne reçoit le « h » moderne de Hanhart et son vissage participe directement à la résistance à l’eau annoncée.
Le verre est un saphir convexe avec traitement antireflet appliqué sur sa face interne. Le choix d’une surface légèrement bombée évite l’aspect totalement plat de certaines plongeuses techniques et donne un peu de volume au cadran. Le traitement antireflet interne conserve la résistance extérieure du saphir tout en améliorant la lisibilité lorsque la lumière se réfléchit à la surface de l’eau. Comme toujours avec un verre bombé, l’angle d’observation peut produire quelques distorsions périphériques, mais celles-ci participent également au caractère visuel du modèle.
Le fond est vissé et entièrement fermé. Il reçoit un décor en relief représentant un univers sous-marin, avec alternance de surfaces mates et polies, ainsi qu’un numéro de série individuel gravé. Hanhart ne cherche donc pas à montrer le mouvement à travers un fond transparent. Le fond plein est parfaitement cohérent avec une plongeuse dont la priorité reste la robustesse plutôt que l’exposition de la mécanique. Cette construction offre également une importante surface disponible pour le décor spécifique à la collection.
L’étanchéité annoncée est de 30 bar, soit 300 mètres, selon la norme DIN 8310. La montre dispose également d’une valve à hélium. Cette dernière est principalement utile lors de plongées professionnelles en saturation, lorsqu’un plongeur reste dans une atmosphère hyperbare contenant de l’hélium pendant une longue période. La valve permet aux molécules d’hélium accumulées dans le boîtier de s’échapper pendant la décompression afin de limiter les différences de pression. Elle n’apporte pratiquement aucun avantage lors d’une plongée loisir conventionnelle ou en apnée.
La première version est proposée sur Hook Strap textile ou sur bracelet acier. Le bracelet métallique reçoit une boucle déployante, une extension de plongée et un dispositif de changement rapide. Hanhart a ensuite ajouté un bracelet en caoutchouc développé pour la famille Aquasphere, disponible notamment en bleu ou noir avec boucle déployante. Le choix entre textile, acier et caoutchouc transforme sensiblement le poids et l’ergonomie de la FreeFall sans modifier ses caractéristiques techniques. Le caoutchouc est particulièrement adapté à l’eau, alors que l’acier donne davantage de présence et le Hook Strap offre une solution légère et facilement ajustable.
Un point mérite une attention particulière lorsqu’on étudie l’Aquasphere FreeFall : les spécifications du mouvement ont évolué dans la documentation disponible. Lors du lancement de 2024, les fiches de presse et de nombreux détaillants documentent un Sellita SW200-1 automatique à 26 rubis. Les pages internationales actuelles de Hanhart indiquent désormais une base Soprod SOP P024 à 25 rubis. La référence commerciale extérieure de la montre pouvant rester identique, le mouvement réellement installé doit être vérifié selon la période de production et le marché. Cette distinction est particulièrement pertinente pour un achat d’occasion.
Le mouvement actuellement spécifié par Hanhart fonctionne à 28 800 alternances par heure, soit 4 Hz, et dispose de 25 rubis. La marque l’utilise en finition TOP et annonce une réserve de marche de 38 heures après remontage complet. Le Soprod SOP P024 privilégie une architecture automatique suisse éprouvée et facilement compréhensible plutôt qu’une mécanique exclusive développée spécialement pour Hanhart. Cette philosophie correspond bien à une montre-outil dont la fiabilité et l’entretien comptent davantage que l’exclusivité technique.
Hanhart mentionne également un balancier Glucydur et une protection antichoc Incabloc. La montre permet le remontage manuel et dispose de la fonction stop-seconde pour régler précisément l’heure. Le stop-seconde est particulièrement utile pour synchroniser la montre avec une référence temporelle avant une activité où le suivi du temps a une réelle importance. La fréquence de 4 Hz produit par ailleurs un déplacement relativement fluide de la trotteuse centrale.
Lors de la commercialisation initiale avec SW200-1, plusieurs documents indiquaient un réglage réalisé par Hanhart entre zéro et environ +8 secondes par jour dans six positions. La philosophie consistait à éviter une dérive négative, jugée moins souhaitable pour une montre-outil puisque la montre devait préférer légèrement avancer plutôt que retarder. Cette précision de lancement ne doit toutefois pas être automatiquement attribuée à toutes les productions actuelles si Hanhart ne la répète pas sur la fiche technique de l’exemplaire concerné. Une mesure individuelle reste préférable pour une montre d’occasion.
La réserve de 38 heures est aujourd’hui relativement modeste face aux calibres modernes qui dépassent fréquemment 60 heures. Elle est suffisante lorsque la montre est portée quotidiennement, mais une FreeFall retirée le vendredi soir risque d’être arrêtée avant le dimanche soir. La faible autonomie constitue le principal compromis mécanique de cette plongeuse très complète sur le plan du boîtier. Pour un utilisateur alternant plusieurs montres, ce point peut être plus sensible que pour un propriétaire qui la porte en permanence.
L’absence de calendrier simplifie en revanche fortement le redémarrage. Il suffit de remonter le mouvement puis de régler heures et minutes sans se préoccuper d’une date incorrecte ou d’une zone horaire de changement de calendrier. La simplicité fonctionnelle compense partiellement la réserve courte en rendant chaque remise en route rapide et intuitive. Elle correspond également à la philosophie générale de lisibilité qui structure tout le modèle.
(2024) Hanhart Aquasphere FreeFall Blue Hook Strap Lancement de la collection :
La Hanhart Aquasphere FreeFall Blue 772.270-3338 est présentée en octobre 2024 comme le premier modèle de la nouvelle collection de plongeuses autonomes Aquasphere. Son boîtier acier mesure 42 mm pour 12,95 mm d’épaisseur et 49 mm de corne à corne. La montre reçoit un cadran bleu marine sans date, une lunette céramique bleue unidirectionnelle à soixante clics, un saphir convexe antireflet, une couronne vissée protégée et une valve à hélium. L’étanchéité atteint 300 mètres. Cette première configuration utilise le Hook Strap textile bleu et pèse sensiblement moins que la version métallique. Les documents de lancement indiquent un mouvement automatique Sellita SW200-1 à 4 Hz, réglé par Hanhart, avec environ 38 heures de réserve. La montre est notamment testée jusqu’à 110 mètres par Fabio Tunno.
(2024) Hanhart Aquasphere FreeFall Blue Steel Bracelet Version métallique :
La Hanhart Aquasphere FreeFall Blue 772.270-6428 reprend exactement le même boîtier, cadran et architecture de plongée mais ajoute un bracelet en acier inoxydable. Celui-ci utilise un système de changement rapide, une boucle déployante et une extension de plongée permettant d’augmenter sa longueur lorsqu’il est porté sur une combinaison. L’entre-corne reste de 20 mm et les éléments satinés du bracelet prolongent visuellement le traitement du boîtier. Cette version est sensiblement plus lourde que la configuration Hook Strap mais donne également à la montre une présence plus traditionnelle de plongeuse mécanique. Les documents de commercialisation de 2024 indiquent eux aussi un Sellita SW200-1 de 26 rubis et 38 heures de réserve. Les spécifications Hanhart plus récentes mentionnent désormais une base Soprod SOP P024 pour la FreeFall.
(2025) Hanhart Aquasphere FreeFall Blue Rubber Strap Extension des possibilités de port :
La Hanhart Aquasphere FreeFall Blue référence non communiquée bénéficie ensuite du bracelet en caoutchouc introduit lors de l’élargissement de la collection Aquasphere. Hanhart propose ce bracelet en bleu ou en noir, avec une boucle déployante en acier, et le rend compatible avec la FreeFall Blue ainsi qu’avec l’Ocean Fade. Le diamètre de 42 mm, les 300 mètres d’étanchéité, la valve à hélium, le cadran bleu et la lunette céramique restent inchangés. Le caoutchouc constitue une solution particulièrement logique pour une utilisation fréquente dans l’eau puisqu’il sèche rapidement et se nettoie facilement après une exposition au sel. Les spécifications actuellement publiées par Hanhart donnent pour la FreeFall un calibre automatique basé sur le Soprod SOP P024, 25 rubis, 4 Hz et 38 heures de réserve.
La première question concerne le diamètre. Avec 42 mm et surtout 49 mm de longueur, la FreeFall possède une présence réelle au poignet, mais son épaisseur de 12,95 mm reste raisonnable compte tenu des 300 mètres d’étanchéité. Un essai est particulièrement conseillé lorsque le poignet mesure moins de moyenne ou lorsque l’utilisateur préfère habituellement les plongeuses de 38 à 40 mm. La forme des cornes et le type de bracelet influencent fortement la sensation réelle.
Le Hook Strap est intéressant lorsque la légèreté et l’ajustement rapide comptent en priorité. Il renforce également l’aspect technique et sportif du modèle mais reste moins conventionnel qu’un bracelet métallique. Le textile convient particulièrement à celui qui souhaite réduire la masse sans renoncer à une fixation robuste. Après une baignade en eau salée, il faut simplement le rincer et lui laisser le temps de sécher correctement.
Le bracelet acier offre une sensation plus traditionnelle et ajoute une extension de plongée pratique pour une combinaison. Il augmente cependant nettement la masse totale. L’acier est à privilégier lorsque la polyvalence visuelle et la sensation de robustesse comptent davantage que la légèreté. Le système de changement rapide permet heureusement d’alterner facilement avec une autre option.
Le caoutchouc constitue sans doute la configuration la plus directement adaptée à un usage aquatique régulier. Il résiste à l’eau, sèche immédiatement et conserve une certaine souplesse sur le poignet. Le caoutchouc est particulièrement pertinent pour une FreeFall réellement utilisée pour la nage, l’apnée ou la plongée. Les couleurs bleue et noire permettent en outre de choisir entre une continuité avec le cadran ou un contraste plus neutre.
Sur le marché de l’occasion, il faut absolument identifier le mouvement de l’exemplaire. Les premières fiches de 2024 indiquent un SW200-1 alors que les pages Hanhart actuelles mentionnent un Soprod SOP P024. La présence de l’un ou l’autre calibre ne doit pas être déduite uniquement du numéro de référence extérieur. Une facture, une fiche de garantie, une information du fabricant ou un contrôle lors d’un service permet de lever le doute. L’avis des autres clients est essentiel.
La Hanhart Aquasphere FreeFall s’adresse à l’amateur qui recherche une plongeuse allemande moderne, très lisible et réellement construite autour d’un cahier des charges aquatique plutôt qu’une simple déclinaison esthétique des chronographes historiques de la marque. Son boîtier de 42 mm, ses 300 mètres d’étanchéité, sa lunette céramique luminescente, sa valve à hélium et son absence de date donnent au modèle une orientation clairement fonctionnelle, tandis que les trois solutions de bracelet permettent de modifier sensiblement son caractère. La principale limite pratique est la réserve de marche de 38 heures, tandis que la transition documentée du SW200-1 de lancement vers le Soprod SOP P024 actuel mérite d’être vérifiée sur chaque exemplaire. Son essai à 110 mètres par Fabio Tunno apporte enfin un lien concret avec l’apnée qui explique pleinement le nom FreeFall.
Pour confronter confort du 42 mm, précision, efficacité de la lunette et comportement des différents bracelets dans l’eau, les avis clients Dialicious constituent un complément particulièrement utile.
(Mise à jour Octobre 2026)
4.6
1 Avis
4.0
Émotion
4.5
Design
5.0
Précision
4.5
Confort
4.5
Robustesse
5.0
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
Le profil de Hanhart Aquasphere FreeFall est basé sur 1 avis de propriétaires
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Avec 1 avis authentiques et une note moyenne de 4.58/5, Dialicious valorise l’expérience des clients qui possède une Hanhart Aquasphere FreeFall. Chaque avis est une source d’inspiration pour comprendre ce qui rend la Hanhart Aquasphere FreeFall unique aux yeux de ses possesseurs. Certains la décrivent comme agressive, d'autres comme convaincante ou intéressante et chacun a des raisons personnelles d’aimer sa Aquasphere FreeFall pour sa précision, son rapport qualité-prix ou encore son design.
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Valorisés par les avis d’authentiques clients
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Omega
Speedmaster Moonwatch
4.4
47 Avis
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Serica
5303
4.6
33 Avis
Aucune image principale pour cette montre
Rolex
Submariner Date
4.5
35 Avis
Aucune image principale pour cette montre
Seiko
Prospex
4.3
50 Avis
Aucune image principale pour cette montre
Tudor
Black Bay 58
4.6
48 Avis
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