4.6
149
Publié le 8/28/2026 - Mis à jour le 8/28/2026
Il y a des montres que je cherche pendant des mois. Et puis il y a celles que je ne cherchais absolument pas, mais qui finissent malgré tout par s’imposer. Cette Eterna Galaxis appartient clairement à la seconde catégorie. À l’origine, mon obsession Eterna est ailleurs. Depuis quelque temps, je cherche une Porsche Design by Eterna 6501.10, cette plongeuse automatique en titane qui coche énormément de cases chez moi : dessin très typé, bracelet intégré, vraie personnalité néo-vintage et surtout cette approche presque industrielle du design propre aux créations Porsche Design de cette période. Le problème, c’est que je suis assez pénible lorsqu’il s’agit de sourcer une montre. Je préfère attendre six mois ou un an plutôt que d’acheter le mauvais exemplaire. Et sur la 6501.10, les modèles que j’ai trouvés jusqu’ici avaient toujours quelque chose qui me retenait : état pas suffisamment impeccable ou, problème beaucoup plus compliqué avec ce type de bracelet intégré, bracelet trop court et aucun maillon supplémentaire disponible. Donc je cherche toujours. Et c’est justement pendant cette période que cette Galaxis est venue se glisser dans l’histoire. Il y a quelques mois, passage chez The Watch Gallery. Elle est là, en dépôt-vente. Je ne connaissais pas particulièrement la référence et je ne venais évidemment pas pour elle. Je l’essaye. Erreur. Coup de cœur immédiat. Ce qui m’a frappé, c’est d’abord son équilibre assez improbable. Elle est sport-chic, clairement, mais avec un petit côté pimp que j’adore. Pas bling, pas démonstratif, simplement suffisamment décalé pour ne pas devenir une énième montre acier sage. Et surtout ce bleu. Il apporte exactement ce qu’il faut de lumière et de présence à un ensemble qui pourrait autrement devenir presque trop sérieux. Selon l’angle, la montre peut être assez sobre, puis devenir beaucoup plus expressive dès que la lumière vient accrocher le cadran et son fameux Sapphire Ring. C’est précisément ce contraste qui me plaît. Il y a également quelque chose dans la construction générale qui m’a immédiatement renvoyé vers la Porsche Design que je cherchais au départ. Pas dans une logique de copie, évidemment, mais dans cette façon de penser la montre comme un objet global. Le boîtier, le cadran, le bracelet : rien ne donne vraiment l’impression d’avoir été assemblé séparément. La montre fonctionne comme une forme complète. Et c’est un sujet auquel je suis de plus en plus sensible. J’aime les montres dont le bracelet participe réellement au design plutôt que celles auxquelles on semble avoir simplement ajouté deux brins entre des cornes à la fin du processus. Ici, tout est fluide. Au poignet, elle a aussi ce côté légèrement rétro-futuriste que j’aime énormément dans certaines productions des années 90 et 2000. Une époque où l’on pouvait encore proposer des designs assez radicaux sans forcément vouloir convoquer en permanence les codes d’une plongeuse des années 60 ou d’une sportive des années 70. Elle ne ressemble finalement pas à grand-chose d’autre. Et ça, dans une collection, ça commence à devenir un argument particulièrement important pour moi. Pourtant, je ne l’ai pas achetée ce jour-là. Pourquoi ? La date. Je bloque souvent sur les dates lorsqu’elles viennent perturber un cadran que je trouve graphiquement réussi et, ici encore, j'aurais probablement préféré la montre sans. Sur le moment, cela a suffi pour me faire hésiter. Je suis donc reparti. Mais la montre, elle, n’est jamais vraiment repartie de ma tête. Et c’est là que commence généralement la phase dangereuse : celle où je digge. Je regarde les références, les annonces, les exemplaires disponibles, les prix, les états. Je ferme les onglets. Je les rouvre quelques semaines plus tard. Je regarde à nouveau des photos. Bref, la Galaxis m’avait tranquillement matrixé. Avec le temps, la date qui m’avait empêché de craquer lors du premier essayage est devenue de plus en plus secondaire face à tout ce que j’aimais dans la montre. Et finalement, je suis tombé récemment sur l’exemplaire que j’attendais : une neuve de stock. Là, beaucoup plus difficile de résister. J’ai craqué. C’est aussi ma façon d’acheter aujourd’hui. Même lorsqu’un modèle provoque un coup de cœur immédiat, j’aime laisser passer un peu de temps. Laisser retomber l’effet nouveauté. Voir si l’envie reste lorsque la montre n’est plus devant moi. Certaines disparaissent alors complètement de mon radar. D’autres reviennent régulièrement. Et généralement, lorsque plusieurs mois plus tard je continue encore à regarder le même modèle, la messe est dite. Cette Galaxis est exactement dans cette catégorie. La Porsche Design Eterna 6501.10 reste évidemment dans ma ligne de mire et je finirai par trouver le bon exemplaire, avec le bon bracelet et dans le bon état. Mais cette Galaxis n’est finalement pas devenue la montre achetée « en attendant ». Elle a créé son propre espace. Une Eterna relativement confidentielle, au design fort, sport-chic sans être consensuelle, avec juste ce qu’il faut de pimp et cette capacité assez rare à avoir réussi à me séduire instantanément… puis à me convaincre une deuxième fois plusieurs mois plus tard. Et finalement, ce sont souvent ces achats-là que je préfère. Le coup de cœur immédiat, suivi d’une longue digestion. Puis le sourcing. Puis le bon exemplaire. Game over.
Kim.Ono possède cette montre depuis moins d'un an
4.6
5.0
Émotion
5.0
Design
5.0
Précision
5.0
Confort
2.5
Robustesse
5.0
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
design très singulier
superbe jeu de bleu
bracelet parfaitement intégré
date un peu intrusive visuellement
quartz qui pourra rebuter les puristes
bracelet intégré qui complique les ajustements
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