4.8
89
Publié le 4/9/2026 - Mis à jour le 4/9/2026
À la base, je n’étais pas particulièrement fan d’Omega et encore moins de la Seamaster. Alors comment j’ai fini par en acheter une? C’est le résultat d’une recherche répondant à certains critères précis. Après m’être épanoui dans le monde de l’horlogerie à travers différentes complications, je recherchais une montre 3 aiguilles et date très précise. Par rapport à ce dernier critère, mon choix s’est d’abord porté sur une Grand Seiko SBGA211 et son mouvement Spring Drive (voir article). Or, malgré sa précision extrême, la magie n’a pas opéré. J’avais envie d’une montre avec davantage de caractère, un peu plus fun, d’une maison horlogère helvétique, pour une utilisation quotidienne, avec plusieurs bracelets d’origine et une lunette rotative parce que j’aime bien tripoter quelque chose sur ma montre. Je ne recherchais pas spécifiquement une plongeuse mais évidemment les critères énoncés m’ont amené vers cette typologie. Puis, en affinant la recherche, mon intérêt s’est porté sur cette magnifique Seamaster Professional Diver 300M. D’une manière générale, je trouve que c’est un juste équilibre entre une montre trop sérieuse (comme une Rolex Submariner) et une montre trop jouet (comme une Mido Ocean Star). Elle a une juste dose de fun pour donner des émotions à celui qui la porte. Et après avoir déjà pas mal navigué dans le monde de l’horlogerie, ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant de plaisir. À mon sens, le luxe ne devrait pas être du show-off et j’apprécie le caractère de plongeuse totalement assumé de cette toolwatch. L’histoire de ce modèle commence en 1948, lorsque Omega lance la ligne seamaster pour le 100ème anniversaire de la Maison. Puis apparaît la première Seamaster “Professional” en 1957 résistante aux pressions extrêmes. Enfin, en 1993, le nouveau modèle Seamaster 300M est doté d'une valve à hélium et devient la montre officielle de James Bond. Alors oui, je suis fan de l’espion britannique ainsi que de cette valve. Certains la détestent pour son côté asymétrique mais je trouve que ce signe distinctif est en quelque sorte sa signature, ce qui fait qu’on la reconnaît facilement de loin. Bien sûr, elle ne sert à rien pour 99,99% des gens. Mais pour mon côté grand enfant, c’est un mécanisme secret abritant un détonateur à mines télécommandé comme dans Goldeneye. Contrairement à une Submariner qui vise la sobriété et l’efficacité, le design de la Seamaster est plus complexe et demande à s’y intéresser plus profondément. Son boîtier est en acier inoxydable et alterne entre le poli brossé et miroir. Relativement rare pour une plongeuse, relevons son architecture particulièrement soignée avec de très belles courbures, notamment au niveau de ses cornes, typiques de la maison Omega, avec leur effet “twisté”. J’avais peur que les 42mm annoncés soient un peu trop grands pour mon petit poignet. Or, avec ses cornes plutôt petites (50 mm de corne à corne) et qui partent vers le bas, ce n’est pas si grand que ça. Deuxièmement, le travail de biseautage du boîtier a pour effet de l’affiner visuellement parlant. Je n’ai pas la sensation de “grosse boîte” que je ressens par exemple avec ma Tudor Blackbay GMT en 41 mm (voir article). Le cadran en céramique blanche offre beaucoup de profondeur avec son fameux motif vague (apparu pour la première fois sur le modèle en 1989) qui est ici creusé au laser ainsi que ses index en applique relativement épais. Le fait qu’ils soient cernés de noir produit un grand contraste. De plus, l’inscription “Seamaster” en rouge tout comme la pointe de la trotteuse ajoutent une juste dose subtile de peps. À 6h, on retrouve un guichet date facetté qui confère à l’ensemble une parfaite symétrie. Juste au-dessus figurent les inscriptions “Co-axial Master Chronometer 300m / 1000ft. Encore au-dessus est gravée la formule “ZrO2” qui correspond à l’oxyde de Zirconium, l’alliage utilisé pour cette céramique. Le verre saphir bombé résistant aux rayures est traité antireflet sur les deux faces, cela donne l’impression qu’il n’y a pas de verre et que l’on peut toucher directement le cadran. J’aime le fait que ce traitement antireflet ainsi que la profondeur du cadran en céramique ont pour effet de produire différents reflets selon la luminosité. À la base, je n’étais pas super fan des aiguilles squelettées mais ça lui donne son style reconnaissable et ça permet de pouvoir lire la date lorsque l’aiguille des minutes est dessus. Polies et noircies, elles ont la particularité munies de Super-LumiNova bleu sauf l’aiguille des minutes ainsi que le repère sur la lunette qui sont en vert. La lunette unidirectionnelle est en céramique, matière apparue pour la première fois dans la manufacture en 1989 et qui a la particularité de ne pas se rayer. Elle est ornée d’une échelle de plongée en émail blanc et règlable sur 120 crans, ce qui veut dire que l’on peut l’ajuster à la demi-minute. Elle n’est pas dentée comme sur une Submariner mais comporte des sortes de chanfreins ovales. Certains n’aiment pas, c’est vrai qu’on a moins de grip, mais c’est plus esthétique. Assez rare pour une montre de plongée, Omega nous offre un fond de boîte ouvert qui nous permet d’admirer le magnifique calibre 8800 orné en motif Côtes de Genève (motif conçu à l’origine pour retenir les poussières). Ce mouvement automatique avec échappement Co-Axial est certifié Master Chronometer par le METAS. Allant plus loin que le COSC, il atteste une précision allant de 0 à +5 secondes par jour ainsi qu’une résistance aux champs magnétiques allant jusqu’à 15 000 gauss (utile aujourd’hui avec tous les appareils électroniques susceptibles de dérégler nos montres. Je l’ai achetée sur son bracelet d’origine en rubber noir avec boucle à ardillon. Malheureusement, la boucle déployante n’est pas proposée sur les modèles d’origine et on est obligé de racheter également tout le bracelet, chose que j’ai faite quand même. Malgré ce bémol, je trouve ce système très pratique. Contrairement à d’autres marques où même avec une déployante il faut quand même glisser le reste du bracelet dans une boucle, ici un clic suffit. Le reste du bracelet inutilisé est en dessous du bracelet principal. Donc au-dessus, on a un bracelet tout lisse, sans trous. Le point négatif c’est une légère sur-épaisseur et le reste du bracelet inutilisé qui peut un peu bouger en dessous. En plus, pour les journées estivales j’ai acheté un bracelet NATO porté par James Bond. Pour conclure, je dirais que c’est une montre qu’il faut apprendre à aimer. Pour moi c’est réussi puisque j’ai envie de la porter tout le temps. J’aime son côté fun et aventureux ainsi que les nombreux bracelets d’origine proposés. Comme points négatifs, j’aurais dit au début son diamètre et ses aiguilles. Mais comme je l’ai expliqué, son diamètre n’est pas si grand et ses aiguilles squelettes ont l’avantage de permettre la lecture de la date. Donc oui, je recommande cette montre fortement. Specs: Diamètre: 42 mm Corne à corne: 48 mm Epaisseur: 13,5 mm Réserve de marche: 55h Année: 2023 Réf: 210.32.42.20.04.001 calibre: 8800 Co-axial Master Chronometer (METAS) Étanchéité: 30 atm
Fabrice Genève possède cette montre depuis moins d'un an
4.8
5.0
Émotion
5.0
Design
5.0
Précision
5.0
Confort
5.0
Robustesse
4.0
Rapport Qualité-Prix
Secondaire
Importance dans une collection
Principale
Rarement
Fréquence à être portée
Fréquemment
Plaisir
Motivation principale à l'achat
Investissement
Fun
Co-axial
plusieurs bracelets d'origine
Diamètre
Aiguilles squelettes
Cet avis est l'opinion subjective d'un membre de la communauté Dialicious et non celui de Achille SAS et/ou de ses équipes.
L’ordre des partenaires est aléatoire et ne présume pas des stocks disponibles ou des prix de ventes des montres. Dialicious et Achille SAS ne sont aucunement responsables des prestations de ces partenaires mais peuvent potentiellement être rémunérés par ces derniers pour être affichés sur cette page.
Grand Seiko
SBGA
3.3
fluidité, précision et poésie
publié par Fabrice Genève
TAG Heuer
Connected
4.0
Tag Heuer Connected E5 40mm
publié par Fabrice Genève
Zenith
Chronomaster Open
4.8
Zenith Chronomaster open à coeur ouvert
publié par Fabrice Genève
Blackout
Wormhole
4.5
plus qu'une simple montre
publié par Fabrice Genève
Jaeger-LeCoultre
Reverso Classic Duoface Small Seconds
3.3
Renversante
publié par Fabrice Genève
Omega
Seamaster 300M Co-Axial Master Chronometer
4.9
Une Omega Seamaster 300 pour les 30 ans !
publié par Arvault
Omega
Seamaster 300M Co-Axial Master Chronometer
4.6
Une daily toujours idoine
publié par Pierre
Omega
Seamaster 300M Co-Axial Master Chronometer
4.5
Sang neuf
publié par Lebowski
Omega
Seamaster 300M Co-Axial Master Chronometer
4.1
La seule icône horlogère post crise du quartz !
publié par Dandydestocantes
L’ordre des partenaires est aléatoire. Dialicious et Achille SAS ne sont aucunement responsables des prestations de ces partenaires, mais peuvent potentiellement être rémunérés par ces derniers pour être affichés sur cette page.
Vous possédez une Omega Seamaster 300M Co-Axial Master Chronometer ?
C’est le moment de raconter pourquoi et comment vous l'aimez
Découvrir
Marques
Modèles
Classement des marques montres françaises
Classement des marques montres suisses
Classement des marques de montres de luxe
Classement des marques de montres allemandes
Classement des marques de montres japonaises
Classement des micro-marques de montres
Classement des montres de sports mécaniques